André Ayew redonne le sourire à l'OM

Sandrine DOMINIQUE

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L'Olympien André Ayew (maillot blanc à gauche) a inscrit son premier doublé.
L'Olympien André Ayew (maillot blanc à gauche) a inscrit son premier doublé. — P. Magnien /20 Minutes

La roue a tourné. Et André Ayew y est pour beaucoup. Auteur d'un doublé – et même tout proche d'un hat trick – samedi chez le voisin Arles-Avignon (0-3), le milieu offensif marseillais a crucifié son ancien club, et a surtout permis à l'OM de se rassurer en empochant les trois points de la victoire. Marseille bascule ainsi dans la première moitié du classement. Une première cette saison.

Le petit brin de réussite est de retour
Toujours aussi virevoltant sur son aile gauche, même s'il ne s'agit pas de son poste de prédilection, le Ghanéen a encore montré à Didier Deschamps qu'il pouvait être cette saison un titulaire en puissance, malgré son jeune âge (20 ans) et la rude concurrence qui règne en attaque (Brandao, Rémy, Gignac, Valbuena). « Il y a de grands joueurs autour de moi, mais j'essaie de progresser pour être le plus souvent dans le onze de départ, confie-t-il. J'essaie de donner le meilleur de moi-même où on me met. Même si je le répète je suis plus à l'aise dans l'axe, j'apprends. »
Malgré sa prestation, le fils d'Abédi Pelé ne s'enflamme pas. Il sait trop bien qu'en football la réussite est fragile. Monaco (2-2) et le Spartak Moscou (0-1) en ont été les illustrations parfaites. A quelques centimètres près, l'ACA aurait aussi pu l'être. « Arles était là. Ils étaient bien présents sur tous les ballons », reconnaît-il. Et par trois fois les Acéistes ont failli ouvrir le score à la suite de corners. Mais Mandanda, Gignac et Abriel ont sauvé sur leur ligne. Avant que Cheyrou sur coup franc puis Ayew par deux fois ne sonnent le glas des espérances arlésiennes. Le petit brin de chance est de retour. Et il faudra le cultiver pour « continuer comme ça face à Sochaux », note le Ghanéen.