Le Stade Français ne sait pas conclure

RUGBY A Perpignan, les Parisiens ont une nouvelle fois craqué dans les dernières minutes...

A.P.

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Le Parisien Mathieu Bastareaud tente d'échapper à Bertrand Guiry, le 18 septembre 2010 à Perpignan.
Le Parisien Mathieu Bastareaud tente d'échapper à Bertrand Guiry, le 18 septembre 2010 à Perpignan. — R.Roig / AFP

Tout le monde sait qu’un match de rugby dure 80 minutes. Tout le monde ou presque. Le début de saison du Stade Français laisse à penser que ce détail échappe aux joueurs de Michaël Cheika. A Perpignan, terre hostile par excellence pour l’équipe visiteuse, les Parisiens ont mené 21-12 à la 55e minute avant que l’arrière Jérôme Porical n’enfile son costume de sauveur, permettant aux Catalans de s’imposer sur le fil (22-21).

 Après avoir inexplicablement craqué la semaine dernière face à Brive et frôlé la correctionnelle contre Castres lors de la 4e journée,  Paris laisse encore échapper une victoire pourtant à sa portée. De quoi énerver – un peu – le placide Michaël Cheika: «Une fois de plus on marque plus d'essais que notre adversaire mais on s'incline au finish. Je ne parlerai pas de l'arbitrage puisqu’en France on n'a pas le droit d'en parler». Le coach parisien ne digère toujours pas l’essai refusé par l’arbitre vidéo à Dimitri Szarzewski peu après la reprise.

Cheika: «Fier de mes joueurs»


Avec cette quatrième défaite en sept journées, Paris navigue à une modeste 9e place. Pourtant, l’heure n’est pas encore à tirer le signal d’alarme. Après le camouflet subi face à Brive, les coéquipiers de Sergio Parisse n’ont pas sombré. Mieux, ils ont longtemps dominé le récent finaliste du championnat de France. «Je suis déçu du résultat mais très fier de mes joueurs qui ont montré beaucoup d'envie et de solidarité malgré de nombreuses absences», cherche à positiver Cheika. 

Julien Dupuy (encore sorti sur blessure à l’heure de jeu) résume l’état d’esprit des troupes: «On a des regrets. On a de réelles occasions mais des décisions ne tournent pas en notre faveur et après on perd le fil du match.» Les Parisiens doivent perdre cette mauvaise habitude dès la semaine prochaine à Agen, sous peine de voir le bon wagon s’en aller en tête du classement.