Grand Prix d'Italie: La belle affaire d'Alonso

F1 L'Espagnol offre à Ferrari une victoire à Monza et se replace dans la course au titre…

B.V.

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Fernando Alonso, vainqueur du Grand Prix d'Italie, le 12 septembre 2010
Fernando Alonso, vainqueur du Grand Prix d'Italie, le 12 septembre 2010 — G.SPOSITO/REUTERS

Fernando Alonso sait se faire pardonner. Décevant depuis le début de saison, le pilote espagnol a conquis les fans de Ferrari en leur offrant, pour sa première saison avec la Scuderia, «leur» Grand Prix d’Italie, à Monza.

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«C'est une joie énorme, comparable seulement à l'émotion que j'ai ressentie en l'emportant à Barcelone en 2006, lâchait un Alonso ému après la course. Vaincre ici, c'est comme gagner ton GP national, avec des milliers de personnes qui t'encouragent». Parti en pole – sa première depuis deux ans –, le natif d’Oviedo a pourtant manqué son départ, laissant la tête à Jenson Button dès le premier virage.

Hamilton abandonne, Webber piétine

Jamais distancé par le Britannique, le pilote Ferrari a profité de l’immense travail de son équipe pour repasser devant à quelques tours de la fin après un passage éclair aux stands. «Le changement de pneus était superbe, analyse le vainqueur du jour. Quand je suis ressorti des stands, j'ai vu Button très loin dans mes rétroviseurs...». Certes très symbolique, cette victoire relance aussi le championnat du monde des pilotes. Homme en forme du moment avec deux victoires et une deuxième place lors des quatre derniers Grand Prix, Alonso revient, à quatre courses de la fin du championnat, à seulement 21 points du nouveau leader, Mark Webber. Un statut que l’Australien, modeste sixième en Australie, ne doit qu’à l’abandon de Lewis Hamilton, grand perdant du jour parti à la faute dès le premier tour. Et si Alonso les coiffait sur le fil?