Ligue1: une partie de plaisir pour le PSG

FOOT Les Parisiens écrasent Arles-Avignon 4-0...

A.P.

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Sakho, Nenê et Armand célébrent un but du PSG contre Arles-Avignon, le 11 septembre 2010 à Paris.
Sakho, Nenê et Armand célébrent un but du PSG contre Arles-Avignon, le 11 septembre 2010 à Paris. — B.Tessier / REUTERS

Si vous aimez vous délecter des crises dont le PSG a le secret, il va falloir prendre votre mal patience.  Les hommes d’Antoine Kombouaré ont mis en déroute l’armée mexicaine d’Arles-Avignon et ses 18 recrues de l’été. Dans un Parc des Princes qui sonne encore creux, le PSG dispose 4-0 d’un promu égaré – pour l’instant – dans un championnat trop grand pour lui. Après la claque reçue à Sochaux (3-1), les Parisiens s’offrent avec cette victoire quelques jours de répit. Pointée du doigt depuis le début de la saison, la défense n’a pas encaissé de but, mais pas de quoi sauter  au plafond étant donné la faiblesse de l’opposition.

Une victoire facile d’accord, mais encore fallait-il ne pas tomber dans le piège de la facilité: «On a pris Arles-Avignon avec le plus grand sérieux», se réjouit Antoine Kombouaré. L’entraîneur parisien a le mérite de rester mesuré malgré l’ampleur de la victoire: «Quand on perd, je ne m’apitoie pas sur mon sort et je ne crie pas à la catastrophe. Ce soir, on gagne. C’est très bien, mais je ne m’enflamme pas. On reste sobre.»
 
Nenê plus inspiré qu’Erding

 
Ses joueurs ont surtout eu la bonne idée de se simplifier la tâche grâce au réalisme de Guillaume Hoarau (cinq réalisations en cinq matchs pour l’avant-centre réunionnais) et au deuxième but de la carrière de Mamadou Sakho. A 2-0 à la demi-heure de jeu, la messe est dite et la suite du match prend des allures d’entraînement pour le PSG. Mevlut Erding consolide sa place de leader au classement des occasions, pour celui des buteurs le Turc va devoir repasser et surtout enfin soigner la finition.
 
Heureusement pour le PSG, le mal n’est pas contagieux, la preuve avec Nenê auteur d’un doublé en seconde période (49e et 56e). A entendre le gaucher brésilien, le feu ne menaçait pas encore la maison parisienne. «Il n’y avait pas de grosse pression mais une pression normale, estime l’ancien monégasque. Tout le monde savait qu’il y avait une obligation de résultats. Il fallait relancer la dynamique.» Bref, la venue de la lanterne rouge ne pouvait pas mieux tomber avant de préparer le déplacement au FC Séville en Ligue Europa jeudi.