Loïc Korval: «J'étais venu pour gagner»

JUDO Le Français termine 3e en -66 kg...

Propos recueillis par A.P.

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Loïc Korval remporte une médaille de bronze aux championnats du monde de judo, le 12 septembre 2010 à Tokyo.
Loïc Korval remporte une médaille de bronze aux championnats du monde de judo, le 12 septembre 2010 à Tokyo. — K.Nogi / AFP

Loïc  Korval a donné à l'équipe de France sa cinquième médaille aux championnats du monde de judo à Tokyo. A 21 ans, Korval termine troisième en -66 kg dimanche en dominant l’Ouzbek Mirzahid Farmonov. En demi-finale, le Français était passé proche de la victoire ne s'inclinant qu'à la décision des juges face au Japonais Junpei Morishita. Une défaite que Korval digère assez mal comme il l’explique à 20minutes.fr.

Quelques heures après votre médaille, quel sentiment prédomine chez vous: la joie ou la frustration par rapport à votre demi-finale?
 
Maintenant, c’est le bonheur qui domine. Je suis avec mes proches, on prend des photos, on rigole par rapport à ce qui m’est arrivé. Mais je pense que je vais avoir un gros sentiment d’amertume quand je vais m’endormir ce soir par rapport à cette défaite. Défaite ce n’est pas le mot puisqu’on m’a pris ma victoire. C’est dur à avaler, j’étais venu pour gagner, j’avais clairement affiché mes objectifs.
 
Face au Japonais, vous levez les bras après une attaque lors du golden score. A ce moment précis, vous êtes persuadé d’être en finale…
 
Je marque yuko sur ce mouvement, un peu avant je dois aussi marquer. C’est dommage mais ça fait partie du sport. Il faut encaisser ce genre de déception pour mieux se relever, c’est que j’ai fait pour obtenir ma médaille de bronze. Avant le combat, je ne pensais pas avoir les ressources nécessaires pour me relever mais je me suis prouvé le contraire. Heureusement, j’ai eu le soutien de toute l’équipe avant le combat. Tout le monde est venu m’encourager, on est peut-être un sport individuel mais il n’y a pas beaucoup de sport où on peut autant compter sur ses partenaires qu’au judo.
 
Si votre adversaire n’avait pas été devant son public, pensez-vous que l’histoire aurait été différente...
 
J’en suis persuadé. Le résultat n’aurait rien eu à voir. Si je n’avais pas affronté un Japonais au Japon, je pense que je serais allé en finale. Mais je vais prendre ma revanche l’année prochaine à Paris (NDLR: lieu des prochains championnats du monde).