26 mètres de plaisir à 90 km/h

PLONGEON Dernière étape du Red Bull Diving World Series dimanche à Hawaii...

Emile Bruant

— 

Le plongeur colombien Orlando Duque s'entraîne en marge du Red Bull Cliff Diving à  Oahu, Hawaii le 8 septembre 2010. La dernière épreuve des World Series 2010 aura lieu le dimanche 12 septembre.
Le plongeur colombien Orlando Duque s'entraîne en marge du Red Bull Cliff Diving à Oahu, Hawaii le 8 septembre 2010. La dernière épreuve des World Series 2010 aura lieu le dimanche 12 septembre. — Dean Treml/Red Bull

«La peur est toujours là. On ne peut pas mentir avec ça. Mais c’est aussi ce qui nous rapproche et nous permet de rester humbles.» Hassan Mouti, un Français de trente ans, n’est pas un casse-cou, et pourtant, il participe au Red Bull Cliff Diving World Series, une compétition de plongeon qui fait étape dimanche à Hawaii.

«Plonger à 27 mètres, ça revient à sauter de 10 mètres dans un bac à sable»

Attention les yeux. En sautant de 27 mètres de haut, les plongeurs atteignent des vitesses de 90km/h. . «Plonger à 27 mètres, ça revient à sauter de 10 mètres dans un bac à sable. Pas évident à encaisser pour l’organisme», précise Hassan Mouti. Pas vraiment le droit à l’erreur, donc. «Si tu fais un plat, à 10 mètres, tu mets un jour à t’en remettre, explique Cyrille Oumedjkane, 34 ans, maître nageur dans le civil. Mais à 26 mètres, tu mets un mois, voire plus. Tu es obligé d’y penser avant de sauter. Il s’agit de transformer ça en quelque chose de positif.»

 

Pour ces athlètes d’un genre nouveau, la préparation et la relaxation sont essentielles. Outre les étirements et exercices de respiration d’usage, certains ont leur méthode bien à eux. Gary Hunt, par exemple, vainqueur de la dernière étape, en Suisse: «Je jongle pour me détendre. Ca me permet de ne penser à rien. Puis, cinq minutes avant le saut, je me concentre sur mon saut. Je m’imagine en train de sauter, mentalement et physiquement. Je refais le geste de départ plusieurs fois, car c’est déterminant pour la réussite du saut, même si je peux ajuster une fois en l’air».