Equipe de France: une victoire et quatre enseignements

FOOT Laurent Blanc a fait son deuil du 4-4-2 et réitère sa confiance à Benzema et à la charnière Mexès-Rami…

Alexandre Pedro

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Philippe Mexès, le 7 septembre 2010 à Sarajevo.
Philippe Mexès, le 7 septembre 2010 à Sarajevo. — D. Ravic / REUTERS

Laurent Blanc et l’équipe de France sont revenus avec une victoire (2-0), trois points et quelques certitudes de Bosnie. De retour à Paris, le sélectionneur ne «saute pas encore au plafond» mais a tiré quelques enseignements précieux de son escapade à Sarajevo.

Les absents ont toujours tort

Il paraît que les absents n’ont pas souvent raison. Privés de Nasri, Gourcuff, Ribéry et Evra pour diverses raisons, les Bleus ont gagné et séduit en Bosnie. Mais Laurent Blanc n’a pas coupé aux inévitables questions sur le sort des vainqueurs de Sarajevo quand les blessés et les suspendus seront –peut-être– de retour. «C'est dans l'esprit de tout le monde, pas seulement dans le mien, que les vainqueurs de Sarajevo doivent partir avec une longueur d'avance. C'est très français de parler davantage des absents, s’énerve le sélectionneur.  Il y a un groupe aujourd'hui qui mérite d'être revu. D'ici octobre, il peut se passer des choses.»

Adieu les deux pointes

Le 4-4-2 a-t-il déjà vécu en équipe de France? Champion de France avec Bordeaux dans ce système en 2009, Laurent Blanc en a vu les limites face à la Biélorussie. Disposés en 4-4-3 (ou en 4-5-1) face à la Bosnie, ses Bleus ont gagné la bataille du milieu et validé l’option tactique de leur sélectionneur.  A entendre Laurent Blanc, le 4-4-2 risque d’être de sortie que face aux équipes «moyennes» (comprendre l’Albanie et le Luxembourg) lors de ces éliminatoires. «Il y a peu d'équipes européennes qui jouent avec deux attaquants. Le staff de l'équipe de France n'est pas plus fort que les autres. Mais, avec deux attaquants, tu n'as peut-être pas la supériorité numérique dans le cœur du jeu, il faut en prendre acte et réfléchir là-dessus.», étaye le sélectionneur. L’avenir de l’équipe de France s’inscrit donc avec une seule pointe.

Benzema a du crédit

Et un homme a pris une option pour s’installer comme cette pointe: Karim Benzema. Le Madrilène plaît au sélectionneur et cette attirance remonte bien avant son but en Bosnie. «Karim a une longueur d’avance sur les autres attaquants car il a un peu plus d’expérience», observe le nouveau patron de Bleus. S’il a pu lui reprocher –gentiment– son duel raté face au gardien bosnien en fin de match, Blanc a surtout relevé la capacité innée de l’ancien lyonnais «à se créer des occasions». Après plus de trois ans de rendez-vous ratés et de malentendus, Karim Benzema paraît enfin prêt à s’installer en équipe de France. Encore faut-il qu’il ne dépérisse pas trop sur le banc du Real d’ici octobre prochain et les deux prochaines rencontres des Bleus.

Une charnière qui a de l’avenir

Pour sa troisième sortie, l’association Philippe Mexès-Adil Rami a rendu sa copie la plus propre. Pas de but encaissé et des automatismes qui commencent à s’installer, Laurent Blanc peut aujourd’hui s’enorgueillir de la confiance accordée à une charnière malmenée et critiquée après ses débuts en Norvège. «Je n'ai aucune raison de ne pas vouloir continuer à l'avoir cette défense centrale. Je l'ai choisie, rappelle l’ancien défenseur qui dès son intronisation avait ciblé la défense comme le premier des chantiers. Gallas et Abidal a priori indésirables, Sakho encore trop tendre, l’avenir appartient pour l’instant au Romain et au Lillois.

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