« Nantes a détruit mes rêves... »

Recueilli par David Phelippeau

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Arrivé à Nantes (en provenance de Beauvais, National) en janvier 2008, Mathias Coureur (22 ans) a résilié son contrat avec le FCN lundi. Il lui restait pourtant un an de contrat, mais son envie de tourner la page jaune et verte était plus forte que tout...

Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
C'est un vrai soulagement. Je vivais un calvaire ici. On m'a fait passer pour un mercenaire. Quand je suis venu à Nantes, c'était parce qu'il y avait un projet sportif, et pas pour le fric ! J'avais d'autres propositions plus attrayantes sur le plan économique. Résultat : je n'ai pas joué une seule fois en pro. J'ai perdu deux ans et demi. Il y a même un coach, que je ne veux pas citer, qui voulait me faire confiance... Le problème, et il me l'a dit, c'est qu'il ne décidait pas. Si j'avais su, je ne serais vraiment pas venu à Nantes !
Comment expliquez-vous

votre échec ?
Je suis aussi responsable. Il fallait que je sois meilleur. Mais, je pensais quand même qu'on allait davantage me faire confiance. J'étais venu lancer ma carrière de footballeur ici. Nantes a détruit mes rêves. Je n'ai plus la même façon de voir le foot. Ma famille me sent moins concerné. Sur mon compte facebook, des gens ont écrit : « t'es venu pour le pognon ! » Ma mère l'a vu ça... Cela lui a fait mal. A la fin, venir à la Jonelière me démoralisait. Je n'en veux pas au président Kita. C'est un bon président mais il est mal entouré.
Qu'allez-vous devenir ?
Moi, je veux jouer. Kavala (D1, Grèce), c'est bien sûr intéressant financièrement. Mais, je ne jouerai sans doute pas là-bas. Je suis en discussion actuellement avec un club marocain.