Nicolas Anelka est dégoûté du football à cause de Domenech

FOOTBALL L'attaquant déballe ses vérités dans «France Soir»...

M.Go.

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Exclu de l'équipe de France, Nicolas Anelka est rentré en Angleterre lundi 21 juin 2010
Exclu de l'équipe de France, Nicolas Anelka est rentré en Angleterre lundi 21 juin 2010 — AFP PHOTO/Frantzesco Kangaris

Le banni se confie. Dans les colonnes de France Soir, le joueur de Chelsea refuse de répéter les mots qu’il a lancés à Raymond Domenech dans le vestiaire de France-Mexique («Ce ne sont pas mes mots»). Mais il revient largement sur le Mondial. Notamment sur les considérations tactiques. «Mon plus gros regret est là: ne pas avoir pu évoluer à mon poste. Si le coach voulait prendre un joueur de surface, ce n’est pas moi qu’il fallait choisir. Il s’est trompé sur le casting et je suis le premier à le reconnaître», explique Anelka qui évolue en soutien d’un attaquant de pointe, Didier Drogba à Chelsea.

Conscient de son inefficacité, l'avant-centre avoue avoir voulu quitter les Bleus très tôt. « J’avais décidé de quitter l’équipe de France après le match en Tunisie (le 30 mai), lors de la préparation. J’étais déjà dégoûté de jouer de cette façon. Mais trois cadres m’ont demandé de rester pour le groupe. Je suis finalement resté. Je n’aurais pas dû…» Ce n’était que partie remise.

«Domenech devrait avoir honte»

Mais c’est surtout Raymond Domenech, défouloir universel du foot français, qui en prend encore une fois plein la casquette. «Je n’ai servi à rien durant ce Mondial. Domenech a réussi à me dégoûter du football alors que je disputais ma première et dernière Coupe du monde. (…) C’est plutôt le coach qui devrait avoir honte après son refus devant le monde entier de serrer la main du sélectionneur sud-africain. Et on dit de moi que je n’ai pas de respect ? Je n’ai pas de respect pour les kamikazes. S’il avait envie de se tuer, il fallait qu’il le fasse tout seul, mais pas avec nous.»

Réagissant aux «propos racistes» d'une «minorité de Français» sur les joueurs de l'équipe de France, Anelka estime enfin: «Quand ça se passe mal, on redevient des immigrés noirs (même quand on ne l'est pas!) ou arabe, racaille, caïd banlieusard et musulman».