Affaire Zahia: la Fédération a intérêt à respecter la présomption d'innocence pour l'avocate de Ribéry

FOOTBALL Sophie Bottai parle aussi de lynchage médiatique…

M.Go. avec AFP

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Franck Ribéry, le 20 juillet 2010 à Paris.
Franck Ribéry, le 20 juillet 2010 à Paris. — B.GUAY / REUTERS

Les deux parties se rendent coup pour coup. Après les déclarations de Fernand Duchaussoy, futur président de la Fédération française de football, qui souhaite une exclusion des mis en examen de l’équipe de France, l’avocate de Franck Ribéry a répondu par un communiqué. «Seule une condamnation définitive fait disparaître la présomption d'innocence dont il doit bénéficier durant toute la durée de la procédure, rappelle Me Sophie Bottai. Il est tout aussi choquant et regrettable que certains représentants de l'Etat au plus haut niveau bafouent cette règle élémentaire des droits de la défense (…).»En mai la ministre Roselyne Bachelot avait elle aussi estimé que des joueurs mis en examen ne pourraient pas être sélectionnés en équipe de France. «J'espère justement que la Fédération française de football, organe indépendant, aura elle le réflexe de suivre le droit et non le lynchage médiatique et judiciaire dont est victime Franck Ribéry», ajoute l’avocate qui compare son client à un bouc-émissaire.

«Un délit loin d'être établi»

Franck Ribéry et Karim Benzema ont été mis en examen mardi pour «sollicitation de prostituée mineure» par un juge d'instruction mais l’enquête peut encore durer des mois. Selon l'avocate du joueur du Bayern Munich, Me Sophie Bottai, ne pas sélectionner Ribéry reviendrait à «le sanctionner gravement et irrémédiablement, alors même que le délit qui lui est reproché est loin d'être établi.»

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