Tour de France: Bruxelles-Spa à revivre en live comme-à-la-maison

M. P.

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Le maillot jaune: Fabian Cancellara

Le maillot vert: Alessandro Petacchi

Meilleur jeune: Tony Martin
 
>> Le classement est à retrouver ici

Etape 2 : Bruxelles – Spa (201 km)





Liège–Bastogne–Liège, ça vous parle? La deuxième étape du Tour fait assez clairement un clin d’œil à la classique ardennaise. Pas de pavé (pas encore), mais une multitude de petites bosses, dont les plus raides sont en fin d’étape. Bref, l’occasion pour les uns de montrer qu’on a la pêche…ou que le Tour sera long. Les baroudeurs ont certainement coché cette étape depuis longtemps.



>> Une course à suivre en live à partir de 15h



Le parcours en détail:





Le résumé anticipé du jour:



Pas de surprise. Une échappée se dessine très vite. Dans le groupe, des costauds: Jens Voigt, Juan Antonio Flecha, Pierrick Fedrigo, Sylvain Chavanel et Oscar Freire. Cherchez l’intrus… La présence de Freire gêne. Derrière le peloton emmené par les Lampre qui croient maintenant au maillot vert de Petacchi fait la chasse. Finalement, Voigt explique à Freire, dans un français parfait, qu’il n’est pas le bienvenu: «Casse-toi!» Freire gratte quelques points lors des sprints intermédiaires, puis se fait lâcher par ses camarades dans la Côte de Filot. Chavanel n’en croit pas ses yeux. Il n’a jamais été aussi prêt de gagner une course cette saison. Mais il se méfie des routes belges: Liège-Bastogne-Liège lui a valu une fracture dentaire et une commotion cérébrale… Cette fois-ci, pas de chute, mais une crevaison à 40 km du terme de l’étape. La voiture Quickstep met de temps à arriver puis le refile le mauvais vélo. Bref, Chavanel n’hésite pas: l’an prochain, c’est sûr, il quitte la Quickstep. Derrière, la Lampre a épuisé tous ses coureurs pour rien et la Quickstep a coupé son effort après avoir repris Chavanel. Le final se joue donc entre trois bons finisseurs: Voigt, Flecha et Fedrigo. Flecha fait mine qu’il a des crampes, Voigt engueule le type de la moto Mavic pour se détendre. Fedrigo plante une attaque dans le Col du Rosier, mais Flecha répond et contre-attaque. L’Espagnol franchit la ligne en solo: «J’avais très mal aux jambes, j’ai cru que j’allais abandonner, et puis la perspective de la victoire m’a fait oublier ma douleur.» L’Espagne est en fête. Encore.



La vidéo du jour



Le Belgique est à la fête. Eddy Merckx (conté par Léon Zitrone) a donc toute sa place aujourd’hui:




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L’expression du jour: Avoir la socquette en titane



Ah, le titane. Tout bon cyclo sait que c’est l’arme secrète pour en mettre plein la vue au collègue. Avoir un cadre en titane, c’est l’assurance de compenser le poids que l’on n’a pas réussi à perdre après les fêtes de fin d’année. Et puis, un métal utilisé dans l’aérospatial, c’est bon pour la confiance. Evidemment, pas la peine de vous rendre chez votre vendeur de bicyclette pour tester ces fameuses socquettes, la rigidité de ce métal ne permet pas d’en faire des chaussettes. Mais vous comprendrez bien l’idée: c’est le Jour-J, le jour où vous avez bien fait de sortir le vélo de la cave, le jour où les premiers lacets de l’alpe d’Huez vous semble facile et les lignes droites des Landes moins longues.