nouvelle recrue, JULIEN OUTREBON Ne se montre pas inquietLe rcs cherche des solutions pour se sauver

thomas schaffner

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Julien Outrebon, le nouveau défenseur du RCS, ne veut pas entendre parler d'une relégation en championnat de France Amateur.
Julien Outrebon, le nouveau défenseur du RCS, ne veut pas entendre parler d'une relégation en championnat de France Amateur. — G. Varela / 20 Minutes

Même si la situation de son nouveau club est incertaine, Julien Outrebon n'est pas du genre à douter. Le défenseur, débarqué le 22 juin à la Meinau, a retrouvé le chemin de l'entraînement lundi dernier avec ses nouveaux coéquipiers sous les ordres de son ancien entraîneur à Créteil. « Ça fait plaisir que Laurent Fournier me fasse confiance pour le suivre à Strasbourg. Ça prouve que j'ai fait une bonne saison et qu'il compte sur moi. C'est un grand club et l'objectif, aussi bien pour moi que pour le Racing, est bien évidemment de remonter immédiatement en Ligue 2 », explique le défenseur central alsacien.
Le spectre d'une relégation en CFA ne l'inquiète pas vraiment pour le moment. « Le président Plessis et les dirigeants connaissent leur métier, je leur fais confiance. Je n'ai pas d'inquiétude à ce niveau. » Avec 173 matchs au compteur en sept saisons de National avec Cherbourg, l'Entente SSG  et Créteil et 33 rencontres de Ligue 2 avec Amiens, son club formateur, Julien Outrebon s'impose comme un élément moteur du groupe alsacien compte tenu de sa connaissance du niveau. « Ce championnat est relevé et difficile, indique le défenseur. Il faut être costaud et bien organisé pour prendre des points, surtout dans des stades champêtres. Quand on vient du niveau au-dessus, ce n'est pas forcement évident de s'acclimater, il ne faut sous-estimer personne. »
Alors que le premier match amical du RCS est prévu ce mercredi à Koblentz, 17e de Bundesliga 2 l'an passé, le néo-Strasbourgeois se prépare sereinement, malgré l'agitation en coulisses. « Le groupe vit bien ensemble. Il y a des départs, on le savait, et des arrivées. On apprend à se connaitre et les nouveaux comme moi sont plutôt bien intégrés. » Mais le défenseur attend la prochaine décision de la DNCG afin de poursuivre plus tranquillement la préparation estivale. Laquelle doit permettre à la formation alsacienne d'arriver en forme le 7 août prochain, pour l'entame de la saison. En National ?Auditionnés jeudi soir par la Direction nationale de contrôle de gestion, les dirigeants du RCS, à savoir les actionnaires majoritaires Jafar Hilali et Alain Fontenla en tête mais aussi le président Jean-Claude Plessis, n'ont pas convaincu la commission.
Même si l'information, qui a filtré dès vendredi matin, n'a pas été confirmée par le club strasbourgeois, la ville a immédiatement réagi sur le sujet à travers un communiqué sans équivoque. « D'après les informations dont la ville dispose, la DNCg a rétrogradé le RCS en CFA pour des raisons financières. » En effet, le gendarme financier de la Ligue demande deux millions d'euros au club alsacien pour conserver sa place en National. Pour trouver cette somme, plusieurs solutions s'offrent au Racing. La première, la vente des joueurs, semble être la moins rapide compte tenu de la morosité du marché des transferts. La plus sûre valeur marchande, l'attaquant international espoir Magaye Gueye, s'est pourtant envolée la semaine passée à Everton, en Angleterre, pour 1,4 million d'euros.
Les dirigeants strasbourgeois s'activent maintenant sur les autres dossiers. Pas sûr également que Jafar Hilali, qui vient déjà de remettre 600 000 € dans les caisses, soit enclin à faire un geste supplémentaire. Le club semble donc se tourner vers la ville de Strasbourg pour rassurer la DNCg. Pour cela, le Racing a proposé que le centre de formation, construit en 2000, devienne la propriété de la municipalité. Une option tout à fait possible d'autant que le maire Roland Ries ne souhaite pas voir le club de sa ville sombrer dans la quatrième division française.
« Les différentes options possibles sont étudiées pour sauver le RCS et la ville souhaite que le statut professionnel du club soit conservé. C'est un enjeu sportif, économique mais aussi social au regard des emplois concernés. A ce titre, le maire et l'ensemble des élus de la ville expriment leur solidarité aux salariés du club », poursuit la ville de Strasbourg dans le même communiqué. Même si le président Jean-Claude Plessis se veut rassurant sur l'avenir du Racing, tout va se jouer dans les prochains jours. La survie du football professionnel à Strasbourg est en jeu et le RCS ne veut pas disparaitre des tablettes. Le temps est désormais compté.

Le club fait appel

Toujours optimiste, le président Jean-Claude Plessis a bien évidement indiqué que le club strasbourgeois allait fait appel dés aujourd'hui de la décisionde la DNCG. « En tout étatde cause, le club fera appeldès l'éventuelle notification et présentera alors l'ensemble des documents justifiants l'apport des deux millions d'euros manquants pour équilibrer le budget. Cette procédure est tout à fait normale et nous sommes persuadés que notre Racing Club de Strasbourg évoluera en National la saison prochaine. » Le dossier du RCS devrait être traité par la commission d'appel dans les huit jours. Les plus importants de son histoire.