Ces erreurs d'arbitrage qui font la légende de la Coupe du monde

FOOT De la main de Maradona au but de Hust en passant par l’agression impunie de Schumacher en 1982...

A.P.

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Mais le fait de match le plus marquant est ce but refusé à Frank Lampard, qui aurait permis à l'Angleterre de recoller à 2-2. Le ballon avait pourtant franchi la ligne.
Mais le fait de match le plus marquant est ce but refusé à Frank Lampard, qui aurait permis à l'Angleterre de recoller à 2-2. Le ballon avait pourtant franchi la ligne. — Eddie Keogh / Reuters

Sans discussion possible, le but non accordé dimanche à Franck Lampard lors d’Angleterre- Allemagne mérite sa place dans le panthéon des erreurs d’arbitrage qui marquent l’histoire des Coupes du monde. Retour en vidéo – si la Fifa le veut bien – sur ces plus belles toiles d’arbitres.  
 
1966: Hurst, un but et une polémique éternelle
 
C’est le but (ou pas) qui a fait le plus couler d’encre. Finale de la Coupe du monde 1966, l’Anglais Geoff Hurst fracasse la barre des cages de la RFA. Le ballon rebondit sur ou derrière la ligne. Malgré les protestations des joueurs ouest-allemands, le juge de ligne soviétique valide le but et permet à l’Angleterre de remporte sa Coupe du monde. Quarante quatre ans après, bien malin est celui qui peut dire si Hust a bien marqué.
 

 
1982: L’agression impunie de Schumacher

 
Si ce France- RFA est devenu un match de légende, l’agression d’Harald Schumacher sur Patrick Battiston n’y est pas étrangère. Alors que le défenseur français y laisse deux dents et perd connaissance, l’arbitre néerlandais, Charles Corver, se contente de donner… un six mètres pour la RFA.
 
 
 
 1986: «La main de Dieu»

 
Toujours dans les bons ou mauvais coups, les Anglais sont cette fois victimes de la malice de Diego Maradona lors d’un quart de final de légende perdu 2-1. Trop court pour devancer Peter Shilton de la tête, Maradona met le poing et berne l’arbitre tunisien, Ali Bennaceur. Loin de faire mea-culpa, l’Argentin revendique son geste et parle de la «main de Dieu». C’est ce qui s’appelle avoir le sens de la formule.


 
1990: Un penalty de Völler
 
Quatre ans plus tard, Maradona passe du côté des victimes. Son Argentine s’incline au terme d’une triste finale face à la RFA après un pénalty accordé fort généreusement à Rudi Völler. Maradona crie au scandale et au complot ourdi par la Fifa, mais oublie que sa sélection n’aurait jamais dû arriver jusqu’en finale vue la pauvreté de son jeu.
 
 
 
2002: L’Espagne en pleure encore
 
Déjà bien aidée au tour précédent contre l’Italie par l'arbitre Paraguayen Byron Moreno, la Corée du Sud bénéficie d’un nouveau coup de pouce du «destin» face à l’Espagne. Sur un centre de Joaquin, Morientes croit donner le but qui envoie son pays en demi-finale. Erreur, l’arbitre assistant a crû voir le ballon sortir en six mètres avant le centre de l’ailier. L’Espagne s’inclinera aux tirs au but avec toujours le même Joaquin dans le rôle du héros malheureux.
 

 
2002: La mauvaise blague faite aux Belges

Si les Brésiliens ont gagné la Coupe du monde 2002, ils peuvent remercier l’arbitre jamaïcain de leur 8e de final contre la Belgique. Huit ans après, Marc Wilmots cherche toujours pourquoi son but a été refusé alors que le score était encore de 0-0.

 
 
2006: Simunic expulsé au bout de son troisième carton jaune
 
Lors d’un match de poule face à l’Australie, le Croate Josep Simunic entre dans la légende de la Coupe du monde en devenant le premier joueur expulsé après avoir reçu… trois cartons jaune. Simunic et la Croatie ne passeront pas le premier tour, l’arbitre du match, l’Anglais Graham Poll, aussi.