Les deux «Rojas» se qualifient

MONDIAL2010 L'Espagne bat le Chili (2-1) mais les deux équipes joueront les 8es de finale...

Antoine Maes

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L'espagne fait le boulot et se qualifie après sa victoire sur le Chili, 2-1, le 25 juin 2010
L'espagne fait le boulot et se qualifie après sa victoire sur le Chili, 2-1, le 25 juin 2010 — D.Martinez/REUTERS

De notre envoyé spécial à Pretoria

On a rarement vu deux équipes quitter un stade en étant heureuses toutes les deux. Mais c’est bien ce qu’a vécu le Loftus Versfeld de Pretoria. La victoire de l’Espagne contre le Chili (2-1) lui offre la première place du groupe. Et grâce à la nullité offensive des Suisses contre le Honduras (0-0), c’est le Chili qui l’accompagnera en 8es de finale. La «Roja» de Bielsa affrontera le Brésil, quand celle de Del Bosque devra se dépatouiller du Portugal.

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Torres le simulateur

Obligée de gagner pour rester en vie, l’Espagne a un peu changé sa méthode. Le premier but de Villa (1-0, 24e), doit beaucoup à la sortie kamikaze de Bravo. Sur celui d’Iniesta (2-0, 37e), c’est Torres qui a sorti sa plus belle action de la partie: une simulation grotesque entraînant l’expulsion injuste d’Estrada. Mention spéciale au milieu de terrain Busquets. Sur ce coup-là, il est le seul à ne pas féliciter son coéquipier du Barça. Lui préfère piquer tout droit sur l’arbitre de touche pour pousser une colère qui va porter ses fruits. Ce n’est pas franchement joli, mais Vicente Del Bosque a suffisamment été critiqué pour ne pas avoir gagné en jouant bien. 

Les Chiliens l’oreille sur le poste

Cela dit, même en supériorité numérique, les Espagnols n’ont pas été souverains. A 11 contre 11, Gonzalez (10e) et Sanchez (11e) avaient déjà bien ennuyé la défense ibère. Après le carton rouge d’Estrada, les Chiliens se sont encore débrouillés pour venir chatouiller Casillas. Et même un peu plus que ça, puisque le gardien du Real Madrid est allé chercher dans ses filets une frappe de Millar contrée par Piqué (2-1, 47e). La solution? La sortie du transparent Torres, remplacé par Fabregas (55e). Après ça, les Espagnols n’ont plus jamais lâché le ballon, et c’est encore le meilleur moyen de ne pas prendre de but. Et comme tout le banc chilien avait l’oreille colée à la radio pour entendre la Suisse piétiner contre le Honduras, Bielsa n’avait plus aucune raison de réclamer à ses troupes de se découvrir pour rien.

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