SPINOSI ET LES éLéPHANTS amers

ROMAIN CANUTI

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Comme en 2006, la Côte d'Ivoire ne va probablement pas survivre au groupe de la mort. Les éléphants ne pourront être en huitième qu'à condition de passer huit buts à la Corée tout en espérant une défaite portugaise contre le Brésil. Une mission quasi-impossible qui donne des regrets. Laurent Spinosi, qui vit avec ce groupe depuis un mois et demi, l'avoue sans mal : Voir la compétition faussée par la Corée du Nord est une expérience des plus rageantes. L'élimination, les hommes de Sven-Goran Eriksson l'ont vécu devant leur télé. « Ça nous fait d'autant plus regretter de ne pas avoir battu un Portugal que l'on a dominé », tente de relativiser le désormais ex-entraîneur des gardiens de l'OM.
Pour autant, il ne faut pas s'attendre à voir les coéquipiers de Didier Drogba laisser tomber. « Tous les joueurs veulent rentrer au Pays avec 4 points. Pour regarder tous les supporters dans les yeux, en montrant qu'ils se sont battus jusqu'au bout ».
Pour Spinosi, le retour au pays pourrait s'accompagner d'une belle promotion : on parle de lui comme d'un possible successeur de Bruno Martini. Il n'était pas au courant.
« L'équipe de France ? Ça serait le sommet, c'est sûr. » En attendant, il s'attelle à bien fermer la parenthèse ivoirienne. Il suit également, les performances des olympiens lors de ce Mondial. « Ça me fait plaisir pour Ayew, qui prouve sa valeur dans cette équipe. Bon, Taïwo, c'est dommage, il était tout le temps blessé. Quand à Heinze, il nous le disait déjà il y a des mois qu'ils allaient jouer les premiers rôles. Je ne suis pas surpris. »