« J'avais vraiment besoin de couper avec le foot »

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La vista de l'attaquant du Stade Rennais se vérifie aussi dans le sable.
La vista de l'attaquant du Stade Rennais se vérifie aussi dans le sable. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Depuis deux ans, l'équipe de France de beach soccer est absente du podium du championnat d'Europe. Cette année, pour vaincre la Pologne, l'Espagne ou encore le Portugal au stade d'été du Prado, Éric Cantona a donc fait appel à Mickaël Pagis. Introduit lors d'un tournoi à Rome, l'ancien n° 9 de l'OM s'éclate dans ce groupe, surtout lors des entraînements de Laurent Castro. Toujours aussi élégant dans son jeu, il s'est parfaitement intégré. Quand il ne cadre pas sa frappe à la fin de l'entraînement, il fait dix pompes, comme tout le monde.

Mickaël, comment êtes-vous passé de la Ligue 1 au beach-soccer ?
Ça fait déjà pas mal d'années que j'y pense. Ayant Jean-Marie Cantona comme agent, j'ai toujours entendu parler du beach. J'avais aussi joué avec [Pascal] Olmeta à Ajaccio en 1998, qui lançait la discipline en France à ce moment-là.

Au vu de votre jeu, fait de contrôles et d'amortis, c'était quelque

part logique de vous retrouver

sur le sable...
On me parle encore de cette passe de la poitrine que j'avais faîte à Lamouchi lors d'un match d'Intertoto. C'est ce que j'aime dans le football : de la technique, des attaques placées. Même si là, c'est différent, il y a d'autres appuis. Joël Cantona a dit qu'il me fallait encore cinq, six matchs pour être au top. Il a raison, je dois encore travailler mes déplacements.

Lorsque vous avez gagné la Coupe de la Ligue avec Strasbourg, vous aviez déclaré : « Ça va, ce n'est pas la Coupe du monde. »

Une Euro-League de beach-soccer,

vous êtes preneur ?
(Rires). C'est vrai, j'avais dit ça mais c'était maladroit. Je voulais juste dire que je l'avais déjà gagné l'année d'avant. Mais je suis un compétiteur avant tout. Je joue chaque match pour le gagner et ceux de ce week-end en font partie.
Peut-on vous imaginer faire carrière dans le beach soccer ?
Je me suis donné jusqu'au mois d'août pour accompagner cette équipe de beach-soccer. Ma situation au Stade Rennais était pesante, j'avais vraiment besoin de couper avec le football. Après, je ferai le point.
RECUEILLI PAR R. C.