« Parler des sauveteurs en mer »

Recueilli par David Phelippeau

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« Certains mettent des millions d'euros pour avoir un tel plateau », confie Grimont.
« Certains mettent des millions d'euros pour avoir un tel plateau », confie Grimont. — J.-S. Evrard / 20 minutes

Dimanche, à 13 h, la sixième édition du record SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) partira de Saint-Nazaire pour rejoindre Sainte-Marine (dans le Morbihan). Damien Grimont, l'organisateur et l'inventeur de l'épreuve, nous en précise les contours d'une course de bateaux « unique » en France.

Comment vous est venue l'idée ?
Un jour, j'étais sur le Tour de France à la voile entre Saint-Nazaire et Saint-Malo. Je me suis rendu compte que les initiales collées des deux ports faisaient SNSM ! Je me suis dit que ça serait sympa de créer un évènement pour les sauveteurs en mer.

Quel est le but de l'épreuve ?
C'est d'inventer une plate-forme de communication pour parler des sauveteurs en mer avant l'été, et surtout en dehors d'un moment de drame… On le fait donc dans un contexte de fête et de course de bateaux. On a aussi bien des marins professionnels que des plaisanciers anonymes. Le but est vraiment de décloisonner le monde pro et le monde amateur de la voile.

Parlez-nous du plateau…
Il est exceptionnel. Des organisateurs mettent parfois des millions d'euros pour avoir de tels skippers. Nous, on les a car ces navigateurs sont sensibles à la sécurité en mer. Il y aura cette année Groupama 70 de Franck Cammas. Mais aussi cinq bateaux du dernier Vendée Globe comme Jourdain, Le Cléac'h, Thiercelin… A côté, on aura des amateurs. Tous seront sur la même ligne de départ. On a fait trois parcours différents et adaptés à la vitesse des bateaux pour qu'ils partent et arrivent quasiment en même temps.