Le ping-pong niçois en plein boom

Sylvain Falize

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« C'est la première fois que le tennis de table niçois arrive à ce niveau-là ». Le président du CPC Nice, Oleg Ionnikov jubile. Le club qu'il a fondé il y a maintenant dix-neuf ans va jouer en pro A. « Maintenant il va falloir être à la hauteur ! Le championnat français est parmi les meilleurs au monde. C'est chez nous que jouent le champion olympique et le numéro 1 mondial ! »

L'arrivée d'un Chinois de haut niveau
« Au départ, il n'y avait presque pas de tennis de table à Nice, se souvient le dirigeant. C'était inespéré, on a réalisé un exploit. Il faut remercier tout le monde : les cinq joueurs, les deux entraîneurs et les supporters. » Mais cette ascension au plus haut niveau, il l'a aussi provoquée « en prenant quelques risques financiers ».
Il sera sans doute difficile de ne pas récidiver en recrutant grâce aux 230 000 € de budget annuel. « Les sportifs qui veulent jouer en pro A ne manquent pas, ce sont leurs prétentions financières qui posent problème. » Le président du CPC Nice est déjà en contact avec « un Chinois de très haut niveau » pour remplacer Frédéric Sonnet et Christophe Bertin, sur le départ. Aujourd'hui, le club est solidement installé avec 400 adhérents et quinze équipes de seniors, quatre entraîneurs et sept salariés. Alors, l'heureux président se lance à la poursuite d'un dernier grand objectif. « J'ai toujours voulu que Nice dispose d'une salle permanente pour le tennis de table. » Si le projet a été partiellement validé en conseil municipal, il est aujourd'hui retardé. De quoi inquiéter Oleg Ionnikov pour l'année prochaine. « Les joueurs de Pro A auront besoin d'une salle pour s'entraîner régulièrement. C'est une vraie nécessité. »