Michel Platini: «De mon temps, il y avait plus de journalistes que de joueurs qui allaient aux putes»

FOOTBALL Le président de l’UEFA se lâche dans un entretient au «JDD»...

M.Go.

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Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une conférence à Bruxelles, le 14 avril 2010.
Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une conférence à Bruxelles, le 14 avril 2010. — J.Thys/AFP

Dans une longue interview au JDD, Michel Platini, conspue entre autres «les hooligans, le racisme, les cons...» Et puis bien sûr, il réagit à l’affaire de moeurs qui touche les Bleus et qui agite les médias. «La grande question, c’est: est-ce que le footballeur, ou le sportif, doit être un modèle? Il n’est pas facile d’y répondre. Qu’un mec aille se taper une pute qui était mineure -et sans le savoir, je pense- c’est son affaire. Le problème, c’est avec sa femme. De mon temps, il y avait plus de journalistes que de joueurs qui allaient aux putes», balance Platoche.

Les bons exemples Messi et Cristiano Ronaldo

Avant de devenir un brin moralisateur, notamment avec les institutions. «Mais oui, j’aimerais que les clubs fassent en sorte que leurs joueurs donnent une plus belle image. Il y a de très bons exemples, comme Messi, Cristiano Ronaldo... Il y a des Français qui déconnent de temps en temps, mais ils sont jeunes. Quand un gamin se retrouve à 14 ans dans un club, c’est aux institutions -UEFA, Fifa, ligues nationales, clubs- de lui inculquer les valeurs: les éducateurs devraient rappeler les droits et devoirs d’un jeune, puisque l’école et la famille n’y arrivent plus. Mais tout ça n’a rien à voir avec Ribéry», explique l’ancien international. Pour Cristiano Ronaldo, Paris Hilton appréciera.