Le Racing-Metro veut laisser Clermont à quai

RUGBY Le club parisien joue en Auvergne sa place en demi-finale du Top14...

Alexandre Pedro

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Le rugbyman du Racing Cirelli Bobo (à gauche), lors d'un match du Top 14 contre Clermont, le 27 janvier 2010.
Le rugbyman du Racing Cirelli Bobo (à gauche), lors d'un match du Top 14 contre Clermont, le 27 janvier 2010. — AFP

Quand un promu débarque sur le terrain du triple finaliste malheureux du championnat pour une place dans le dernier carré du Top 14, le pronostiqueur est plus enclin à miser sur le second cheval. Sauf que le promu en question s’appelle le Racing-Métro 92 et s’est déjà payé le scalp du Stade Toulousain, de Biarritz et… Clermont. «Je crois que cette équipe est à notre portée », assure Sébastien Chabal, avant la rencontre vendredi soir. Présomptueux, le barbu de la Croix-de-Berny? Réaliste, rétorque Thomas Lombard. «Le Racing n’est pas l’adversaire que Clermont aurait aimé rencontrer, croit savoir l’ancien international, consultant sur Canal+. C’est une équipe qui ne s’expose pas beaucoup et reste très difficile à contrer car elle s’expose assez peu. Personne n’arrive à bouger leur pack. Or, les Clermontois sont très gênés dès qu’ils n’arrivent plus à avancer avec leurs avants.»

Un avis partagé par Titou Lamaison. «Les Clermontois n’ont pas de plan B quand ils sont chahutés devant. Ils sont assez anglo-saxons par cet aspect», tranche le bourreau des All Blacks lors du Mondial 1999. Le manager néozélandais de Clermont, Vern Cotter, respecte et craint la force des «gros» du Racing. «C’est le paquet d’avants le plus dense du championnat, soulignet-il. On sait qu’ils vont s’appuyer sur leurs points forts.» Hantés par ce bouclier de Brennus qui se refuse à eux depuis trois ans, les Auvergants sont des habitués des phases finales à la différence des Racingmen. «Je ne sais pas si c’est un avantage décisif, relativise Thomas Lombard. Clermont a l’expérience, mais le Racing arrive sans pression. Leur saison est déjà réussie et ce match n’est que du bonus pour eux.» Titou Lamaison a un avis encore plus tranché et cruel au sujet de l’expérience supposée des « Jaunards». «Quel avantage? Ils n’ont jamais rien gagné. Quand tu ne gagnes pas, tu te mets une pression supplémentaire», estime l’ancien Briviste. Et la pression en rugby, il vaut mieux l’avoir et la boire en troisième mi-temps.