Bordeaux Pour sauver l'honneur

Lauren Horky

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Cédric Carrasso, de retour de blessure, ambitionne de prendre les six points restants.
Cédric Carrasso, de retour de blessure, ambitionne de prendre les six points restants. — B. EDME / AP / SIPA

On n'en est pas à dire que les Girondins n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, mais presque. Tenus en échec à Nice mercredi soir, Bordeaux occupe désormais la sixième place et ne peut plus rêver de Ligue des champions l'an prochain. Pire, le club n'est même plus assuré de disputer la Ligue Europa. Les hommes de Laurent Blanc devront s'imposer, demain à Chaban-Delmas (21 h), face à Sochaux, puis à Lens dans huit jours, pour espérer y figurer.
La situation est telle que Jean-Louis Triaud a confessé souhaiter en finir. « Cette fin de saison, que je souhaite digne, est longue et pénible », a lâché le président. « Pour ne rien vous cacher, il me tarde d'être au 16 mai au matin. Là, j'ai la migraine. Je n'ai pas envie de faire les bilans. Pour le moment, nous sommes à la place du mort. »

Blanc veut « finir le plus dignement »
Pour Laurent Blanc, cet amer constat ne constitue pas une excuse pour lâcher. « Ce serait une faute professionnelle. Mais les joueurs ont-ils les capacités et les ressources pour s'accrocher ? Je n'en sais rien… » Avec ces mots, l'entraîneur girondin confesse presque son impuissance face à une situation qui n'a fait qu'empirer au fil des matchs. « Il est écrit que jusqu'à la fin ce sera pénible », poursuit le technicien, pour qui l'important est désormais de « finir le plus dignement ». Certes, les blessures n'ont pas contribué à l'aider. Qu'il se rassure, demain, il pourra compter sur les retours de Marc Planus et Cédric Carrasso. Or, le gardien bordelais a toujours les crocs : « Il faut repartir pour gagner. La fin de saison peut être difficile mentalement, physiquement, tout ce que vous voulez, mais il faut s'arracher pour prendre les six points en jeu. »