LeBron James, l'année ou jamais?

BASKET Elu une deuxième fois MVP de la Ligue, l'ailier de Cleveland doit maintenant passer au niveau supérieur et gagner le titre...

Bertrand Volpilhac

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Le basketteur des Cleveland Cavaliers, LeBron James (en bleu), lors d'un match contre Boston, en NBA, le 14 mars 2010.
Le basketteur des Cleveland Cavaliers, LeBron James (en bleu), lors d'un match contre Boston, en NBA, le 14 mars 2010. — REUTERS

Avec une large avance. En glanant quasiment le double de suffrages que son dauphin Kevin Durant, LeBron James est élu pour la deuxième fois consécutivement meilleur joueur de la saison régulière de NBA. Un titre pas galvaudé à la vue des statistiques de «King James» mais qui soulèvent tout de même quelques interrogations…

Est-il plus fort que l’an dernier?

«Ce qui est très fort chez lui, c’est qu’il a progressé d’une année sur l’autre. Il donne plus de passes décisives et prend toujours autant de rebonds.» Pour l’ancien international français Richard Dacoury, le titre de LeBron James est «largement mérité». «Quand on s’en réfère aux statistiques, il a dominé tout le monde à tous les niveaux. En points, rebonds, passes, contres, défense, il est dans le top 3 ou top 4 de la NBA. C’est énorme.» Dans la forme de sa vie, James profite de la baisse de régime de Kobe Bryant pour poser sa patte sur la NBA. Une domination qui pourrait être cependant éphémère: Kevin Durant, l’ailier d’Oklahoma, a déjà marqué plus de points que James cette année pour sa troisième saison en NBA.

Ses plus belles actions de 2010 :

 

Son comportement le dessert-il ?

Arrogant et chambreur, LeBron James a le don d’énerver aussi bien adversaires que spectateurs. En témoigne son altercation, au début de l’année, avec Joachim Noah, le pivot français reprochant au 23 des Cavaliers de célébrer de manière trop ostentatoire sa victoire.
«Il ne faut pas oublier que LeBron n’a que 25 ans, estime Richard Dacoury. Il a un comportement d’un jeu de son âge. Il aime célébrer, chambrer ses adversaires et il donne l’impression d’être un peu méprisant. Mais il est soumis à une telle pression qu’il est obligé de se blinder comme il le peut. Il est excessif par nature mais ça fait partie du show».

Revoyez son altercation avec Joakim Noah :


 

 

Peut-il être enfin décisif en play-off ?

La saison dernière, Cleveland, meilleure équipe de la saison régulière, s’était effondré en play-offs. James, déjà MVP, avait butté sur les Orlando Magic en finale de conférence, se montrant incapable de faire la différence. Un échec retentissant pour le «King», qui avait alors laissé le statut de meilleur joueur du monde à Kobe Bryant, une nouvelle fois héroïque avec les Los Angeles Lakers. «Il n’était pas assez entouré, juge Richard Dacoury. On ne peut pas gagner un titre tout seul. Mais cette année, Cleveland s’est renforcé avec les arrivées d’O’Neal ou Jamison. S’il n’y arrive pas à décrocher le titre cette année, ça veut dire qu’il manque un petit quelque chose. » Sans pour autant remettre en question sa capacité à être décisif sur un dernier shoot: «Il est fort mentalement, il l’a déjà prouvé à plusieurs reprises. Il est très costaud dans cette tête.» En fin de saison, LeBron James sera libre de tout contrat. De sa performance avec Cleveland pourrait très bien dépendre son renouvellement de contract.

LeBron James décisif face à Boston en demi-finale de conférence, le 1er mai 2010: