Lyon - Munich, un goût de déjà vu

FOOT Le match retour contre le Bayern a des similitudes avec la «finale» de L1 de 2002...

Stéphane Marteau à Lyon

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Sidney Govou devance le milieu du Bayern, Bastian Schweinsteiger (en rouge), le 21 avril 2010 à Munich.
Sidney Govou devance le milieu du Bayern, Bastian Schweinsteiger (en rouge), le 21 avril 2010 à Munich. — V.Kessler / REUTERS

Lyon n’avait pas connu ça depuis le 4 mai 2002. L’espoir que suscite la demi-finale retour de Ligue des champions entre l’OL et le Bayern Munich est comparable à celui qui avait précédé la rencontre OL-Lens (3-1) ayant débouché sur le premier titre de champion de France du club de Jean-Michel Aulas. «On sent que la ville est dans l’attente de quelque chose de grand, comme ce fut le cas en 2002, confirme Jean-Marc Chanelet, qui évoluait à l’époque au poste de latéral droit. L’ambiance était particulière la semaine précédent le match contre Lens. On avait senti la pression monter progressivement.»

Les vertus de la patience


Comme Claude Puel, Jacques Santini avait isolé ses joueurs et décrété une mise au vert de deux jours. «On sentait que ce n’était pas un match habituel de championnat, souligne Jean-Marc Chanelet. Mais la mise au vert est à l’appréciation de l’entraîneur qui connaît bien son groupe. Certains ont envie de changer les habitudes pour ne pas passer à côté de l’événement. Mais ce n’est qu’après le match qu’on peut dire si la préparation a été bonne ou non.»

Jean-Marc Chanelet, qui vit toujours à Lyon où il collabore avec un agent de joueurs, conseille aux partenaires de Cris de ne pas se jeter inconsidérément à l’assaut des Bavarois. «La différence avec 2002, c’est qu’un succès 1- 0 nous suffisait. Mardi, les Lyonnais devront bien débuter le match et se rassurer individuellement et collectivement en gagnant les duels. Ils devront être patients même s’ils ne parviennent pas à marquer tout de suite. Mais le premier qui inscrira un but se qualifiera», estime-t-il, pronostiquant un succès 3-1 de l’OL. Comme en 2002.