Revivez Bayern-Lyon en live comme-à-la-maison

Pierre Koetschet, à Munich. B.V. pour le live

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Les joueurs lyonnais à l'entraînement à la veille de la demi-finale de Ligue des champions contre le Bayern le 20 avril 2010. 
Les joueurs lyonnais à l'entraînement à la veille de la demi-finale de Ligue des champions contre le Bayern le 20 avril 2010.  — AFP Photo

AVANT-MATCH

De notre envoyé spécial à Munich

Dissiper le nuage, celui de cendre, qui a conduit les joueurs lyonnais à venir à Munich par la route, et celui des ennuis extra-sportifs de Franck Ribéry. Non, ces deux nuages là n’occulteront pas l’essentiel, l’OL a une chance exceptionnelle de se qualifier pour la première finale de Ligue des champions de l’histoire du club. Mais avant cela il y a le Bayern, modèle assumé du président Jean-Michel Aulas, qui a sans doute une pensée pour son futur grand stade encore à l’état de plan quand il foule la pelouse de la sublime Allianz Arena.

>> Un match à suivre et à commenter en live comme à la maison, mercredi, à partir de 20h30

Pas de quoi pour autant regarder les Bavarois avec les yeux émerveillés de petits garçons découvrant les fastes du dernier carré de la Ligue des champions. «Au départ c’est toujours du 50/50, sourit Claude Puel. Ce sont deux équipes qui se ressemblent, Comme nous, le Bayern a eu un automne un peu difficile mais ils ont su montrer du caractère face à l’adversité.»  

Du côté bavarois non plus, on ne prend pas l’affaire à la légère. «Les demi-finales sont généralement équilibrées, explique le latéral allemand Philipp Lahm. Je pense qu’ils nous respectent, ils savent que nous pouvons marquer à tout moment, mais eux aussi sont en forme.»

«Ils sont sûrs d’eux et de leur football et c’est normal» 

C’est bien sûr la puissance offensive du Bayern qui préoccupe l’Olympique lyonnais, cas Ribéry à part, le retour en forme d’Arjen Robben, exceptionnel ces derniers matchs, va sans doute être un moment de choix de la séance vidéo de l’entraîneur lyonnais mercredi matin. «Le Bayern est le pleine confiance, reconnaît Claude Puel. Ils sont sûrs d’eux et de leur football et c’est normal.»   

A voir la sérénité de Claude Puel face aux questions répétées sur les avantages comparés des trajets en bus, des matchs reportés ou du «contexte» du match, les Lyonnais n’ont pas l’air dans leurs petits souliers non plus. Seul point d’ombre, les joueurs sous la menace d’une suspension pour le match retour (ils sont sept dans ce cas), et surtout l’état de la cheville de Lisandro, qui n’a toujours pas pu s’entraîner.  Pas de quoi empêcher les Lyonnais d’atteindre leur objectif de la semaine: «ne pas hypothéquer nos chances pour le match retour.»