Nikola Karabatic: «Nous ne sommes pas la meilleure équipe»

HANDBALL Le meilleur joueur français joue avec Montpellier le match retour de la Ligue des champions samedi face aux Danois de Kolding....

Propos recueillis par Mathieu Goar

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Le handballeur de Montpellier, Nikola Karabatic (en bleu) lors d'un match de Ligue des champions face à Kolding, le 10 mars 2010.
Le handballeur de Montpellier, Nikola Karabatic (en bleu) lors d'un match de Ligue des champions face à Kolding, le 10 mars 2010. — B.Amstrup/AFP

Samedi, Montpellier joue gros en Ligue des champions. Après avoir réalisé un match nul au Danemark face au Kolding KIF, la meilleure équipe française doit gagner pour se qualifier pour les quarts, l’objectif avoué des champions de France. Entretien avec son mâitre à jouer Nikola Karabatic.

Ce nul à l’aller doit vous rendre optimiste...
On doit juste gagner à la maison donc c’est un bon résultat. Mais on n’a pas été à notre meilleur niveau collectivement et individuellement. Nous aurions pu gagner là-bas. Du coup, nous avons surtout bossé notre attaque car ils jouent avec une défense 6-0 à la danoise alors qu’en France on est habitué à rencontrer des systèmes hauts, plus agressifs en 5-1. Sans oublier notre défense car si on doit faire une différence cette année, ce sera là-dessus


Vous survolez le championnat de France. N’est-ce pas pénalisant en Ligue des champions?
Ce n’est pas difficile car la Ligue des champions est un événement que l’on attend. Ce sont des gros affrontements et la différence de niveau est réelle avec le championnat. C'est autre chose dans le jeu. Mais on se prépare pour ça.

Montpellier a gagné sa dernière Coupe d’Europe en 2003. Avez-vous la pression pour le titre?

Non. Nous ne sommes pas favoris cette année. Montpellier n’a pas encore l’équipe pour gagner cette Coupe. Nous n’avons pas la meilleure formation européenne. L’ambition du club est de former une équipe qui pourrait la gagner dans les 4 prochaines années. Pour ce 8e, il y a de l’enjeu. Il faut le passer. Si nous arrivons à rentrer en Final four, ce sera exceptionnel. Ensuite, les rencontres se jouent en un match sec. Et sur un match, tout est possible. Ça peut nous favoriser.

Est-ce la meilleure équipe de Montpellier que vous ayez connue?

Oui. Je pense que Montpellier n’a jamais aussi bien joué parce que le hand a évolué. Mais au niveau des individualités, l’équipe que l’on a eue en 2003 était meilleure. L’objectif est de créer une équipe avec l’envie, le jeu que l’on a en ce moment et d’y rajouter encore de grosses individualités.

L’étiquette champion olympique, champion du monde, champion d’Europe impressionne-t-elle en LDC?

Pas forcément. Bien sûr, quand les adversaires savent qu’il y a des champions du monde en face, ils savent que le niveau va être élevé et que ça sera dur. C’est plus au niveau du public. Quand on se déplace au Danemark, les gens sont contents de me voir. Mais je ne sais pas si ça impressionne vraiment les autres équipes car entre une équipe nationale et un club il y a quand même de grosses différences.

Vous sentez-vous épanoui?
Je suis heureux de mon choix, du changement de club. Mais physiquement, c’est très dur. Car avec le championnat, la Coupe d’Europe, j’enchaîne les matchs. J’ai sans cesse des inflammations au tendon rotulien. Je n’ai pas l’occasion de les soigner. Mais je suis content de tout le reste, le jeu, les ambitions du club.