La longue fin de saison des équipes de milieu de tableau

FOOT Du PSG à Lens en passant par Toulouse, sept clubs cherchent tant bien que mal un sens à cette fin de championnat...

Alexandre Pedro (avec locales sport)

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Le Parisien Ludovic Giuly cherche à prendre de vitesse le Toulousain, Etienne Capoue (en gris), le 20 février 2010 au Parc des Princes.
Le Parisien Ludovic Giuly cherche à prendre de vitesse le Toulousain, Etienne Capoue (en gris), le 20 février 2010 au Parc des Princes. — G. Fuentes / REUTERS

Le calendrier est formel: la saison de Ligue 1 2009/2010 prend fin le 15 mai. D’ici cette date, certains clubs risquent de trouver le temps très long. De Lorient, 8e  avec 46 points à Nice 16e avec 35 points, sept équipes errent sans crainte ni espoirs à huit journées de la fin. Larguées pour la course aux places européennes mais à l’abri d’une relégation, les formations du ventre mou du championnat (selon l’expression consacrée dont l’origine reste nébuleuse) cherchent tant bien que mal une raison d'occuper leur fin de saison. Et il en faut des trésors de communication (ou de langue de bois) pour ne pas donner l’impression de déjà penser au programme de ses vacances. Jérémy Clément maîtrise bien sa partition.  «A nous de tout faire pour gagner nos matchs et remonter au classement, ne serait-ce que pour le club. Nous devons revenir à une place plus honorable», plaide le milieu du PSG.

>> Le classement de la Ligue 1

A Paris comme à Valenciennes, entraîneurs et joueurs ont trouvé leur quête du Graal pour tromper l’ennui: la huitième place. «On joue toujours le maintien. Sauf qu'on joue celui de la huitième place», cherchait à vendre l’entraîneur valenciennois, Philippe Montanier début mars. Un mois plus tard, les Nordistes ont reculé de deux rangs au classement et confirment leur propension au relâchement une fois le maintien en poche. Si l’intérêt entre une huitième et une quinzième place ne saute pas aux yeux, il faut rappeler que les droits télés distribués aux clubs découlent pour parti du classement final (voir encadré ci-dessous). Un argument qui tient à cœur à des présidents.

«C'est inexcusable de manquer de motivation et de détermination»

De leur côté, les entraîneurs parler davantage d’honneur et d’amour du maillot, deux notions portées disparues à Toulouse (actuel treizième) ces dernières semaines. Alain Casanova n’a pas aimé – mais alors pas du tout – l’apathie de ses joueurs lors du dernier match perdu face à Nice (0-2). «On n'a pas le droit de galvauder nos valeurs, de banaliser l'impact d'un match de L1. Il y a un respect à avoir vis-à-vis de nos supporters et de tout le monde. La première mi-temps contre Nice est impardonnable. Que l'on soit dans les cinq premiers ou dans la deuxième partie du classement, c'est inexcusable de manquer de motivation et de détermination», déplore le coach toulousain.

Malheureusement pour lui, Casanova ne bénéficie pas de la perspective d’une demi-finale de Coupe de France pour maintenir ses troupes sous pression comme c’est le cas à Lens ou à Paris. «Cette demi-finale, c'est aussi une carotte car c'est à travers les matchs de championnat que les joueurs mériteront leur place en Coupe», confirme son collègue parisien, Antoine Kombouaré après le succès 3-0 contre Boulogne-sur-Mer. Entre la carotte de Kombouaré et le bâton de Casanova, le match risque de s’avérer déséquilibré.

Répartitions des droits télés

Lors de la saison 2008/2009, sa huitième place a valu à Auxerre de toucher 6,5 millions d’euros. Sochaux (15e) a empoché 2,8 millions d’euros. Pour comparaison, le titre de champion France a rapporté plus de 17 millions d’euros aux Girondins de Bordeaux.