Lo Cicero vient dire bonjour

et A. P

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Outre le christique Sébastien Chabal et le rustique Lionel Nallet, les supporters toulousains reconnaîtront d'autres visages demain soir dans les rangs du Racing-Métro, de passage à Ernest-Wallon, pour la 24e journée du Top 14 : celui de Jérôme Fillol, formé au Stade, mais aussi celui d'Andrea Lo Cicero, toujours poupin à près de 34 ans. Le pilier le plus capé de la sélection italienne (87 sélections), ami d'Alessandro Del Piero, n'a pas laissé un souvenir sportif impérissable lors de sa seule saison en Rouge et Noir, en 2001-2002.
Il a en revanche marqué les esprits au moment de son départ précipité. Rentré au pays en raison de « problèmes personnels », le Sicilien avait disputé un match avec la Squadra Azzura contre l'Espagne, en septembre 2002. Il se trouvait pourtant en arrêt maladie… « Et si jouer pour l'Italie faisait partie ma thérapie ? », avait-il alors avancé. L'argument, original, n'avait pas ému les prud'hommes, qui l'avaient condamné en 2006 à verser 150 000 € de dommages et intérêts au club toulousain. Aujourd'hui, Lo Cicero élude l'affaire : « J'ai payé, tout ça appartient aux avocats. Moi, je préfère ne plus en parler. » Le pilier du Racing – depuis 2007 – reste zen avant de retrouver Toulouse, dans un duel entre barragistes en puissance. « Après le match, j'irai passer le bonjour à Guy Novès, ainsi qu'au président Bouscatel, avertit-il. C'est normal. Mes parents m'ont donné une bonne éducation. S'ils ne me disent pas bonjour, c'est leur problème. » Les retrouvailles promettent d'être savoureuses… WN. S. .