Nicolas Limbach, SUC d'orge allemand

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Nicolas Limbach, n°1 mondial au sabre, veut faire décoller le SUC.
Nicolas Limbach, n°1 mondial au sabre, veut faire décoller le SUC. — K. Okten / EPA /SIPA

Nicolas Limbach, la botte de Nevers du Strasbourg université club (SUC). Grâce à son leader Vincent Anstett, le SUC a recruté le numéro 1 mondial pour participer aux championnats de France par équipe. L'Allemand fera ses premières touches face à Dijon, samedi.
Vincent Anstett n'est pas peu fier d'être allé chercher l'épouvantail du sabre masculin pour « maintenir le SUC en D1 et jouer les outsiders ». « Financièrement, recruter un tireur français qui fait la Coupe du monde, c'était trop cher. Je me suis donc tourné vers les sabreurs avec qui je m'entends bien. » Et il a réussi à faire venir le champion du monde 2009. « Les négociations se sont faites avant sa médaille d'or », lâche dans un sourire l'actuel n°6 français.
Nicolas Limbach, 24 ans, n'est pas tout SUC, tout miel. L'étudiant en économie avoue être venu car il s'y retrouvait financièrement. « C'est aussi un nouveau défi pour moi. Le championnat de France est plus attractif que celui d'Allemagne. Et les sabreurs français ont dominé les Jeux olympiques par équipes en 2004 et 2008. Je compte acquérir une nouvelle expérience. » Face aux tireurs français, il n'en manque pas. Sur les trois dernières saisons, Nicolas Limbach compte 12 victoires pour 3 défaites face à des Tricolores.
« Son recrutement est une première en sabre masculin, explique Vincent Anstett. Mais c'est une pratique qui se fait en fleuret et en épée depuis quelques années. » Son engagement avec le SUC a interdit à Nicolas Limbach de participer aux championnats d'Allemagne par équipes. « ça n'a pas été difficile de me remplacer. Six des dix meilleurs tireurs allemands évoluent dans mon club. Ils ont d'ailleurs remporté la médaille d'or. »
Lui n'a pu conserver son titre de champion d'Allemagne individuel, il a été défait en finale. Nicolas Limbach compte bien se rattraper en France.F. H.