Mélanie Bonnamantbouscule les stéréotypes

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« L'haltérophilie, ce n'est pas que des filles pesant plus de 105 kg », lance Mélanie Bonnamant. La jeune fille blonde d'1,55 m et presque 50 kg enchaîne : « Je veux changer l'image que l'on se fait de mon sport. » Pour bousculer les stéréotypes, la junior de l'ASPTT Strasbourg, 17 ans, fait parler d'elle avec ses résultats.
Le 6 mars, elle a dépoussiéré l'armoire à trophées régionale en décrochant la médaille d'or aux championnats de France (-48 kg). C'est le premier titre alsacien en haltérophilie depuis treize ans. En prime, Mélanie Bonnamant a obtenu sa première sélection senior pour les championnats d'Europe à Minsk (Biélorussie), qui débutent vendredi. « Lors du stage avec l'équipe de France, je me suis doutée que je partirai quand on m'a demandé une photo d'identité pour faire un visa  », précise-t-elle. « Avec ces championnats d'Europe, je vais pouvoir me mesurer aux grandes. J'y vais aussi pour me montrer, me frotter aux autres et prendre de l'expérience », avoue celle qui est normalement programmée pour les Jeux de 2016. Quant à ceux de Londres en 2012, elle n'en parle pas. Mais on sent bien qu'elle est prête à griller les étapes pour pouvoir y participer.

Podium, médaille et drapeau français
Pour soulever 63 kg à l'arraché ou 78 kg à l'épaulé-jeté (ses records), Mélanie Bonnamant s'appuie sur une farouche volonté de gagner. « J'aime battre mes rivales, lâche la pensionnaire de l'Insep qui s'entraîne quotidiennement depuis septembre. Et la sensation est géniale quand on monte sur un podium avec une médaille et le drapeau français. » Même si à Minsk, la victoire ou une place d'honneur ne sont pas prévues, une chose est sûre, l'Alsacienne n'attendra pas 2016 pour remonter sur un podium.Amandine Lenoir