l'OL en première ligne avec Sébastien bourdais

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Le duel entre l'OL et Bordeaux se prolongera ce week-end dans les paddocks. Les deux clubs sont en effet engagés en Superleague Formula, un championnat qui réunit des monoplaces aux couleurs de clubs de football et dont la 3e édition débute samedi à Silverstone. Nouveau venu dans la discipline, le club girondin a fait appel à Franck Montagny pour piloter sa voiture. Après une première saison d'apprentissage, achevée au 17e rang, l'OL rempile quant à lui avec une nouvelle écurie (Laurent Redon Motorsport) et un nouveau pilote, l'expérimenté Sébastien Bourdais. Le quadruple vainqueur du Champ Car avait rejoint avec succès le peloton en fin de saison dernière après son expérience avortée en F1 au sein de l'écurie Toro Rosso. Sous les couleurs de Séville, il avait remporté deux des trois dernières courses et pris goût à cette discipline.
« En monoplace, c'est la seule alternative à la F1, nous a-t-il confié hier. Les voitures sont relativement proches de celles que je conduisais aux Etats-Unis. Seule la monte pneumatique diffère puisque nous sommes chaussés en Michelin au lieu de Bridgestone. Et puis on peut faire pas mal de réglages pour améliorer la voiture. » C'est le challenge qu'il devra relever avec la voiture de l'OL qu'il découvrira demain. « Le programme s'est finalisé très tard. Ça risque donc d'être rock and roll à Silverstone. Mais nous pourrons peut-être tirer notre épingle du jeu dans la mesure où les conditions météo s'annoncent exécrables, ce qui devrait faire la part belle au pilotage. » Parallèlement à la Superleague Formula, Sébastien Bourdais poursuivra son programme d'endurance avec la Peugeot 908, avec en point d'orgue les 24 h du Mans. Et la F1 ? « J'ai arrêté de courir après, confie-t-il. J'ai eu la chance d'avoir une opportunité, même si cela ne s'est pas super bien passé. Mais si je ne l'avais pas fait, je l'aurais regretté. »S. M.