Samassa, « le petit plus » qui manquait à VA

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L'attaquant valenciennois revient après trois mois sans jouer.
L'attaquant valenciennois revient après trois mois sans jouer. — E. DELPIERRE / 20 MINUTES

Il y a quand même un truc qui cloche, à Valenciennes. Après plus de trois mois d'absence, Mamadou Samassa est toujours le meilleur buteur du club avec 6 buts, à égalité avec Johan Audel et Fahid Ben Khalfallah. La bonne nouvelle, c'est que ça devrait bientôt changer. Le Malien, qui n'a joué aucun match avec Valenciennes en 2010, devrait faire partie du groupe appelé à défier le Losc, samedi soir. « J'ai joué 45 minutes en match amical contre Genk (3-1). Je n'ai pas de pépin physique particulier. Le rythme, je ne l'ai pas encore, mais ça va revenir », promet l'ancien Marseillais qui a vécu un bien vilain premier trimestre.
Après une CAN sans relief, il revient dans le Nord avec une blessure à la cheville, de celle qui font aussi mal au moral. « J'étais presque prêt. J'avais fait trois semaines de foncier. Et à la veille d'un match contre Nice, je me blesse au péroné. Forcément, tu rentres chez toi, tu es un peu déçu », explique Mamadou Samassa. En toute logique, Philippe Montanier prend maintenant toutes les précautions du monde pour éviter que son avant-centre se blesse une nouvelle fois.
« Au fur et à mesure de la semaine, on va voir ses sensations, confie le coach, ennuyé. Le risque, c'est qu'il se fasse une blessure musculaire, dûe à son envie. » D'envie, il en déborde, Samassa. Il a quitté une équipe qui rêvait encore d'Europe. Il en retrouve une dont la fin de saison risque d'être aussi excitante qu'un épisode de « Derrick ». Cela doit le titiller un peu, beaucoup même, mais lui préfère voir les choses du bon côté. « J'ai envie de jouer, je n'ai pas cette fatigue que les autres ont peut-être. Si je peux amener un petit plus de motivation, je vais essayer. » Et combien de pions au programme, si son corps le laisse tranquille ? « En juillet, j'avais dit au moins dix. Là, j'en suis à six et il reste neuf matchs. Si je n'y arrive pas, j'espère au moins qu'on finira dans les dix premiers », explique Mamadou Samassa. L'un ne devrait pas aller sans l'autre.A. M.