sans Diarra, c'est pas la joie

De notre envoyé spécial à Gerland,Pierre KOETSCHET

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Comme ses coéquipiers, Jaroslav Plasil a beaucoup couru derrière le ballon.
Comme ses coéquipiers, Jaroslav Plasil a beaucoup couru derrière le ballon. — P. MERLE / AFP

La tâche était rude. Faire oublier, l'espace d'un match, l'absence du capitaine et leader emblématique du milieu de terrain Bordelais Alou Diarra. Pour éviter de mettre trop de pression sur les épaules d'un seul homme, Laurent Blanc a choisi de densifier son milieu. Avec un bonheur inégal. Car si le chef d'orchestre bordelais a été plutôt bien remplacé dans l'animation du milieu de terrain et l'organisation du pressing, c'est plutôt l'aboyeur en chef qui a manqué hier soir à Gerland.
Comme le laissait comprendre son sourire entendu la veille du match, Laurent Blanc avait donné le brassard de capitaine à Marouane Chamakh. Mais, esseulé devant, le Marocain a rarement parlé à ses coéquipiers quand le bateau tanguait, et c'est le plutôt placide Yoann Gourcuff qui n'a pas hésité à descendre recadrer ses défenseurs dépassés par la fougue de Lisandro et Delgado.
L'addition aurait pu être plus lourde si Fernando et Jaroslav Plasil n'avait pas tenu le navire tant bien que mal au milieu de terrain. Plutôt que de faire redescendre Gourcuff d'un cran, Laurent Blanc avait choisi de décaler Jaroslav Plasil. Le Tchèque n'est pas un joueur compliqué. «Je jouerai où le coach me demandera », expliquait-il avant le match. Il a donc colmaté les brèches et tenter de mettre sous l'éteignoir Jean II Makoun. Du travail bien fait. Mais insuffisant pour faire oublier Diarra. W