Raymond Domenech n'est pas rassuré

FOOT A trois mois de la Coupe du monde, Raymond Domenech dit être «en stress permanent»…

La rédaction sport avec agence

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Raymond Domenech sous le feu des critiques après la défaite face à l'Espagne, au Stade de France, le 03 mars 2010
Raymond Domenech sous le feu des critiques après la défaite face à l'Espagne, au Stade de France, le 03 mars 2010 — Charles Platiau/REUTERS

Dans un entretien accordé au site internet de la FIFA, Raymond Domenech analyse de manière plutôt réaliste la situation des Bleus à trois mois du mondial. «Nous nous trouvons peut-être dans un cycle un peu plus difficile, avec des joueurs majeurs qui ont duré, qui ont arrêté et qu'il faut maintenant remplacer. Il y a un renouvellement de générations qui se met en place», reconnaît le sélectionneur des Bleus.

Pas de rendez-vous

En 2006, Raymond Domenech avait donné rendez-vous aux supporters le 9 juillet 2006. Pour le mondial sud-africain, le sélectionneur n’a cité aucune date. Faut-il y voir un signe? «En 2006, quand j'ai vu et entendu mes joueurs, je me suis dit: "On va aller en finale, c'est sûr !" Or pour le moment, mon équipe se met en place, et il y a encore trop d’incertitudes et trop de choses autour d'elle qui la polluent. Dès qu'on aura regroupé les joueurs et qu’on aura passé suffisamment de temps ensemble, je le saurai.» Avant d'avouer à propos de chaque rencentre de l'équipe de France. «Au bout de cinq minutes, je sais à peu près comment cela va se terminer. Là, ça sera pareil ! Attendons le début du tournoi, et je pourrai dire à peu près comment on le terminera…»

Dans cet entretien à la tonalité plutôt pessimiste ( «A part le Brésil (...), tous les autres pays fonctionnent par cycle»), Raymond Domenech revient sur sa condition de sélectionneur. «Comme tous les entraîneurs... Je raconte toujours l'histoire de la grenouille qu'on plonge dans l'eau bouillante: sur le coup elle va crier, elle va souffrir. Mais si on la met dans l'eau froide et qu'on fait monter la température de l'eau petit à petit, elle va tenir beaucoup plus longtemps! Quand on est entraîneur, on est un peu comme ça: on vit dans le stress permanent, on ne vit que comme ça, tous les jours et tout le temps. C'est un état naturel.»