Jean-Claude Plessis rugit encore

FOOTBALL L'ancien homme fort de Sochaux va devenir le 5e président du Racing en moins d'un an...

A Strasbourg, Floréal Hernandez

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En quête de respectabilité, les actionnaires du Racing ont convaincu Jean-Claude Plessis de prendre la présidence du club. Un geste symbolisant leur volonté de ne pas vendre le club. Il s'agira du cinquième président de la saison après Léonard Specht, Philippe Ginestet, Julien Fournier et Luc Dayan. La prise de fonction officielle de l'ancien homme fort du FC Sochaux interviendra le 24 mars, après l'assemblée générale du club.

L'ex-cadre de Peugeot, 66 ans, reprend du service après quinze mois d'inactivité, depuis son départ de Sochaux (1999-2008). «J'étais un peu en manque, il faut bien le dire. Et Strasbourg, ce n'est pas de la merde», avoue celui qui a dirigé aussi l'AS Brestoise dans les années 1980 et qui se serait bien vu à la tête du Paris-Saint-Germain en mai 2008.

Les pleins pouvoirs


Jean-Claude Plessis est un personnage reconnu dans le monde du foot français. Non seulement pour sa présidence sochalienne, mais aussi pour son activité à la direction marketing de la Ligue (LFP). Ce n'est pas un homme habitué à se laisser marcher sur les pieds. Pape Diouf, l'ancien président de l'OM, l'invita à «fermer sa gueule» en avril 2007.

Il affirme que Jafar Hilali et Olivier Kachkach, les administrateurs du RCS, qui sont allés le sortir de sa retraite toulousaine, lui ont assuré «les pleins pouvoirs». Et ce pour les cinq prochaines saisons, durée de son mandat de président-salarié. Autre garantie obtenue: un budget de 15 millions d'euros pour l'an prochain.

Fan des «Tontons flingueurs»


Jean-Claude Plessis a construit sa renommée sur les résultats du FC Sochaux: une remontée en Ligue 1 (2001), une Coupe de La Ligue (2004) et une Coupe de France (2007). Ce fan des Tontons flingueurs est aussi connu pour ses petites phrases. «Sarkozy ne veut pas entraîner Sochaux et Mourinho est encore plus cher», déclare-t-il en décembre 2007, alors que Sochaux est relégable en L1 et qu'il vient de se séparer de son entraîneur Frédéric Hantz.

Proche de ses joueurs, il est capable de leur «souffler dans les oreilles» quand ça ne va pas. En décembre 2005, Jean-Claude Plessis menace: «Aux joueurs de jouer. Sinon, je vais montrer leurs salaires.» Le nouveau président, qui ne sera nommé que le 24 mars, devrait être à Strasbourg dès jeudi. Jean-Claude Plessis promet d'aller à la rencontre des salariés du club. Rencontrer un nouveau président est devenu une habitude pour eux ces derniers temps.