Les Lillois expédient les affaires courantes face à grenoble

antoine maes

— 

Malgré la perspective du match de jeudi, à Liverpool, Eden Hazard a joué 90 minutes.
Malgré la perspective du match de jeudi, à Liverpool, Eden Hazard a joué 90 minutes. — D. CHARLET / AFP

C'est ce qui appelle être professionnel. Trois jours après avoir quitté un Stadium en furie dans la foulée d'une victoire contre Liverpool (1-0), les Lillois ont retrouvé un stade redevenu timide pour y affronter Grenoble hier après-midi. Il y avait de quoi être frappé d'un sacré syndrome de décompression, mais les Isérois sont tombés sur le même score.
« C'était doublement compliqué : parce que c'était la lanterne rouge, et parce que ça suivait un match européen. Ça rehausse la performance de l'équipe et la valeur de la victoire », souligne Rudi Garcia. Certes, mais dans cette partie, rien n'a jamais été vraiment passionnant. Entre une pelouse recouverte de sable, des Nordistes un poil sur la jante et des Grenoblois venus pour défendre, il a fallu se montrer d'une indulgence extrême.

« Un gros mental et du caractère »
Parfois fébriles en défense, souvent maladroits en attaque, Adil Rami et ses coéquipiers savent surtout qu'ils doivent rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar : les trois points. Car c'est le défenseur isérois, sur un centre d'Emerson, qui a marqué le seul but du match (1-0, 46e). « Gagner, c'est bien là l'essentiel. Les matchs, on les enchaîne, ça ne peut pas être facile chaque week-end. On a un gros mental et du caractère », lance Stéphane Dumont.
Des vertus qui ne permettent pas en ce moment de plier Grenoble en deux temps trois mouvements. Mais qui ont offert une sacrée opération mathématique. « On a repris deux points à quatre équipes devant nous », sourit Rudi Garcia. Dans ces quatre-là, il y a les Girondins de Bordeaux, que le Losc ira défier dimanche prochain.