Vata a-t-il bien marqué de la main?

FOOT Vingt ans après et alors que l'OM s'apprête à retrouver Benfica, l'intéressé clame toujours son «innocence»...

A.P.

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Les Marseillais protestent après le but de la main de l'attaquant de Benfica, Vata, le 18 avril 1990 à Lisbonne.
Les Marseillais protestent après le but de la main de l'attaquant de Benfica, Vata, le 18 avril 1990 à Lisbonne. — J.Demarthon / AFP

Thierry Henry doit remercier le sort d’avoir placé sur le chemin de Marseille les Portugais de Benfica en 8e de finale de la Ligue Europa. Depuis l’annonce de ces retrouvailles, la main de Vata (qui privait les Marseillais d’une finale de Coupe d’Europe des clubs champions en 1990) éclipse la mimine irlandaise du capitaine des Bleus.
 
>> Benfica – Marseille c’est à suivre en live jeudi à partir de 21h

 
Assis pour l’éternité à la droite de Maradona au paradis des buteurs faits main, Vata continue de clamer qu’il a envoyé Benfica en finale… grâce à un coup d’épaule. «Je n’ai jamais marqué de la main», jure l’ancien attaquant angolais interrogé l’an dernier par le site portugais Maisfutebol. Aujourd’hui installé en Australie comme entraîneur, Vata sait qu’il prêche un peu dans le désert. «C’est douloureux pour moi de reparler de cette action car personne ne veut me croire. Pourtant, c’est moi qui était dans cette surface de réparation, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, c’est moi qui aie marqué ce but», essaye-t-il de convaincre.
 
«Il y avait penalty contre Marseille!»
 
Si les joueurs marseillais présents ce 18 avril 1990 à Lisbonne continuent de crier au vol («Vata devrait s’acheter des lunettes», raille Jean-Pierre Papin), les anciens partenaires de Vata défendent une autre version.  Pour le capitaine Antonio Veloso, l’arbitre belge M. Van Langenhove (décédé depuis) ne pouvait pas voir le mouvement d’avant-bras de son coéquipier. «Ce n’est que trois jours après en visionnant le match que j’ai compris comment le but avait été marqué», jure celui qui a depuis rasé sa fameuse moustache.

Alors adjoint de l’entraîneur suédois Sven-Göran Eriksson, Toni a vu autre chose: «Il y avait penalty contre Marseille! Vata a été accroché et n’a pu reprendre le ballon comme il le voulait. L’arbitre n’a pas vu cette faute comme il n’a pas vu le ballon rebondir sur la main de Vata.» Et si en 2029, Raymond Domenech justifiait la main de Thierry par un tirage de maillot d’un farfadet irlandais que personne n’aurait vu pénétrer sur la pelouse du Stade de France?
 
>>Main ou épaule? A vous de vous faire ou refaire un avis avec la vidéo de l’époque (sponsorisée par Cata-Vanna, ça ne s’invente pas).