L'AJA a mauvaise réputation, mais ça ne l'empêche pas de voir haut

FOOT Auxerre, l'équipe que la L1 adore détester…

A Lille, Antoine Maes

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Claude Makelele en difficulté face à Benoit Pedretti, et le PSG trébuche face à Auxerre (1-2), le 16 mai 2009.
Claude Makelele en difficulté face à Benoit Pedretti, et le PSG trébuche face à Auxerre (1-2), le 16 mai 2009. — Gonzalo Fuentes / Reuters

Entendu en tribune, dimanche soir, au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq, dans la bouche d'un spectateur: «cette équipe, on devrait la bannir du championnat». Cette équipe, c’est l'AJ Auxerre, qui venait d'étriller le Losc chez lui (1-2), alors que les Nordistes n’avaient plus perdu chez eux depuis début août.

Sixièmes, à quatre points du podium et avec un match en moins, les Auxerrois pratiqueraient le jeu le plus réducteur de L1. «On dirait que vous le découvrez maintenant… Tout ce qu’ils font, ils le font bien. Et avec Jean Fernandez, on a ce qui se fait de mieux en France», souffle Philippe Montanier, l’entraîneur de Valenciennes, prochain adversaire de l’AJA, samedi.

Une journée de L1 à suivre en live comme-à-la-maison samedi, à partir de 19h.

La recette est simple: une base défensive solide, la 2e meilleure du championnat derrière Bordeaux (21 buts encaissés contre 19), qui compense une attaque patraque (24 buts). Et entre les deux, une science du vice redoutable, capable de ralentir le jeu chatoyant des Lillois en commettant 28 fautes, le tout, sans prendre un seul carton rouge. «Ils ne doivent jamais finir à onze. Mais ils ont fait ce qu’il fallait pour nous battre», admet le milieu de terrain lillois Florent Balmont.

Les Valenciennois savent de toute façon parfaitement à quoi s’attendre. «Celui qui représente le mieux tout ça, c’est Pedretti. Diplomatiquement, on dira qu’il a beaucoup de métier. Il a suscité une polémique triviale de la part d’un président. Mais ce président a beaucoup de bon sens et il voit clair», explique Philippe Montanier.

Ce vilain rôle, le capitaine icaunais ne l’aime pas, et c’est sans doute pour ça qu’il a interrompu un journaliste interrogeant Rudi Garcia sur ce qui était appelé «le pourrissement auxerrois». «C’est quand même pas des manchots non plus », avoue le lillois Franck Béria. Et avec cet alliage là, Jean Fernandez pense «pouvoir terminer dans les 10 premiers».