L'effet Gentili a fait pschitt…

David Phelippeau

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ça se corse déjà pour le Corse ! Pour sa première sur le banc, Baptiste Gentili a connu les affres de la défaite. Vendredi soir, le FC Nantes, qui menait pourtant à la pause (0-1), a fini par céder en quatre minutes. Preuve que le succès il y a dix jours contre Bastia (pour la dernière de Furlan) n'était qu'un trompe-l'oeil. Preuve aussi que cette formation nantaise cache « une très grande fragilité », selon les termes de Gentili. Ce qui lui fait dire que « l'institution FCN est vraiment en danger ».

« Eviter le cauchemar du National ! »
Gentili, s'il ne l'avait pas mesuré lors de son arrivée, peut évaluer désormais l'ampleur du défi qui l'attend. A Nîmes, l'équipe s'est effondrée comme un château de cartes. Dès que des vents contraires soufflent, aucun marin ne redresse la barre. « Il faut retrouver de la sérénité. C'est mental », diagnostique docteur Gentili. Le FCN est devenu un club lambda de L2. « Il faut déjà sauver cette saison, poursuit le nouveau coach. Il faut des mecs qui sont prêts à s'arracher pour remplir cette mission. » L'heure des mises en accusation des responsables n'interviendra qu'en mai. Pas avant. « Il faut éviter ce cauchemar du National. Quand je jouais à Nice, je faisais deux valises pour aller jouer à Nantes, une avec mes affaires et l'autre pour y mettre les buts. » C'est l'adversaire qui peut se dire ça dorénavant…

Gravgaard en aide

Blessé au pied depuis plusieurs mois, le Danois Michael Gravgaard pourrait être l'homme fort de Baptiste Gentili. L'entraîneur nantais compte sur « son passé d'international ».