Valenciennes reverdit sagement

Antoine Maes

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Il y a quelque chose d'étrangement décalé à entendre une équipe comme Valenciennes, sauvée depuis belle lurette, recevoir des félicitations pour son maintien. C'est pourtant ce qui s'est passé samedi après la victoire contre Saint-Etienne (1-0), la 3e consécutive en championnat, après Nice et Grenoble. Les Valenciennois eux-mêmes ne s'en vantent pas. « On joue toujours le maintien. Sauf qu'on joue celui de la 8e place », s'amuse Philippe Montanier. Pour se tailler une aussi belle part lors du premier tiers du championnat, le VAFC a dû changer de recette. Fini donc le sobriquet de « petit Barça du Nord ». Les Nordistes sont certes plus sages, moins romantiques, mais ils reprennent des points, après deux mois ternes, ponctués par une claque monumentale à Marseille (5-1).

Cuisiner les Verts à petit feu
Contre les Verts, qui ont passé leur match à défendre, les coéquipiers de Johan Audel, auteur du but victorieux, n'ont pas fait exploser la défense stéphanoise à coup d'accélérations brutales. Ils l'ont cuisinée à petit feu. « On est parvenus à élever notre niveau de jeu, à gagner des rencontres sans faire de matchs complets », souligne Fahid Ben Khalfallah, passeur décisif pour la septième fois ce week-end. C'est aussi le coaching de Montanier qui a ranimé la flamme. L'entraîneur a relancé José Saez et n'a pas hésité à asseoir Johan Audel sur le banc. Où peut les emmener ce second souffle ? Personne ne le sait vraiment. « Si on gagne beaucoup de matchs, on sera forcément européens. Et si on n'y arrive pas, au moins on aura tout tenté », conclut Johan Audel.