Le Paris-Volley veut redevenir sexy

Alexandra Patard

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Le coach Mauricio Paes anime une séance d'entraînement du Paris Volley, stade Charléty, le 2 février 2010.
Le coach Mauricio Paes anime une séance d'entraînement du Paris Volley, stade Charléty, le 2 février 2010. — S. Pouzet / 20 minutes

«Réagissez vite, là… Il faut la passer cette balle…» La voix de l’entraîneur Mauricio Paes claque dans l’enceinte du gymnase Pierre Charpy, au stade Charléty. Les joueurs du Paris Volley y peaufinent les derniers réglages, dans la bonne humeur, avant leur prochain match de championnat samedi contre Rennes. Un match décisif pour l’équipe, qui pointe à la 10e place de la Ligue A, face à un concurrent direct à la qualification pour les play-off.



Une course que le Paris-Volley aborde avec ambition. «Le mois de février va être déterminant, parce que les matchs sont à notre portée et on n’a pas le droit à l’erreur», explique Paes.

Onze match avant le début des play-offs, le compte à rebours a commencé pour le club aux huit titres de champion de France cette décennie.

Accepter la pression

Retrouver la force du collectif parisien, un savant mélange de sérénité sur le terrain et le plaisir de jouer ensemble, tel est l’objectif du coach du Paris-Volley, qui n’aura plus à disputer qu’un match par semaine. «Les joueurs ont eu beaucoup de mal à accepter la pression et l’enchaînement des matchs physiquement», explique Raynald Choquet, préparateur adjoint du club. La perte du premier match de Coupe d’Europe (défaite 3-0 face à Istanbul, le 2 décembre, ndlr) a fait mal au moral des joueurs franciliens. «On a besoin de retrouver une certaine légèreté sur le terrain, une certaine tranquillité, un état d’esprit…», glisse Paes.



Rien à voir avec le terrain



Malgré ses piètres résultats, le Paris Volley doit pourtant gérer en ce début d’année une pression médiatique plus intense. La faute à ce buzz médiatique créé autour de leur carte de vœux, une pose suggestive avec l’ancienne star du X Olivia Del Rio. Le making-of  posté sur le web a fait beaucoup  parler du club ces dernières semaines.

«Nous, ça nous amuse beaucoup parce qu’on est un club qui soi-disant est le plus titré en France, raconte Mauricio Paes. Parce qu’il y a une fille, parce que les gars ont fait un petit clin d’œil un peu drôle, un peu fun, je ne vois pas en quoi c’est plus déplacé et de plus «mauvais goût» que le calendrier du Stade Français…» Un écart médiatique à vite oublier. En espérant que cette carte de vœux reste qu’un écueil sur la longue route des play-offs.