Bordeaux enfonce les Lyonnais

FOOTBALL Les Girondins confortent leur place de leader et laissent leurs adversaires du soir croupir à la 9e place du championnat...

Stéphane Marteau (à Lyon)

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Jean-Alain Boumsong tacle Marouane Chamakh, à Lyon, le 13 décembre 2009.
Jean-Alain Boumsong tacle Marouane Chamakh, à Lyon, le 13 décembre 2009. — REUTERS/Robert Pratta

Rien ne va plus à l'OL. Hier, la formation de Claude Puel s'est inclinée devant Bordeaux (0-1) après avoir cédé en fin de rencontre sur une tête de Marouane Chamakh (86e). Le champion de France en titre compte désormais huit points d'avance sur son prédécesseur qui rétrograde au 9e rang après ce cinquième match sans succès en championnat.

Lloris ne peut pas tout faire

Un an après la purge offerte par Lyon et Marseille (0-0), le choc de la 17e journée de L1 entre les deux derniers représentants français en Ligue des champions n'a pas atteint des sommets. Dominé dans l'entrejeu contre Rennes (1-1) et à Lille (4-3), Claude Puel décide de densifier son milieu de terrain avec la titularisation de Maxime Gonalons. Précieux dans la récupération, le héros d'Anfield Road oriente également bien le jeu de son équipe qui se procure la première occasion sur un coup de tête de Lisandro, sans danger pour Cédric Carrasso (8e). Mais le public lyonnais n'a que ça à se mettre sous la dent, l'Argentin étant bien trop esseulé et parfaitement pris par Lamine Sané qui a remplacé au pied levé Ciani en défense centrale.

Pour leur part, les Girondins, qui avaient pourtant laissé au repos la plupart de leur cadres pour le déplacement à Haïfa, cinq jours plus tôt, ne parviennent pas à développer des mouvements offensifs dignes de ce nom et se heurtent à des Lyonnais très agressifs comme le démontrent les trois cartons jaunes récoltés par Cris, Källström et Gonalons. Hugo Lloris doit toutefois faire preuve de vigilance sur une tête de Chamakh (29e). Si Bordeaux a le monopole du ballon en seconde période, c'est Lyon qui a l'opportunité d'ouvrir le score sur un missile de Gonalons repoussé par Carrasso (76e). Mais après avoir repoussé une première fois l'échéance sur une tête de Chamakh, Lloris doit s'incliner devant l'attaquant marocain.