Aubert remet le couvert

SKI La Française remporte son premier slalom de la saison, à Are, en Suède...

R.S.

— 

La skieuse française Sandrine Aubert, victorieuse du slalom de Are, le 13 mars 2009.
La skieuse française Sandrine Aubert, victorieuse du slalom de Are, le 13 mars 2009. — W.Rattay/REUTERS

Elle rayonne dans une aire d’arrivée plongée dans l’obscurité. Malgré le brouillard, le froid mais aussi les doutes, Sandrine Aubert a réussi à enlever sa première victoire en slalom cette saison. La troisième de sa carrière et la deuxième sur cette même piste d’Are, en Suède, où elle s’était révélée à la fin de la saison passée.

 
Arrivée au dernier moment dans l’ère de départ, comme à son habitude, pour ne pas cogiter, la Française n’a rien calculé en deuxième manche pour reprendre six dixième à Maria Riesch, leader au terme du premier tracé.

Une préparation à la marge


La skieuse des Deux-Alpes, victorieuse devant les deux soeurs Riesch (dans l'ordre Maria et Susanne), parachève ainsi un week-end triomphal pour le ski français, après le succès en géant de Tessa Worley, samedi. Pas inutile pour rassurer une équipe qui a perdu la semaine dernière sa figure de proue, Jean-Bapstiste Grange, forfait pour les Jeux après une rupture des ligaments croisés du genou.

A Are, Aubert balaye aussi les critiques essuyées ces dernières semaines après des débuts très discrets en Coupe du monde cette saison. En équipe de Fance, Aubert est une skieuse à part, qui préfère se préparer en marge du groupe, avec son compagnon Max Tissot. Elle n'hésite pas non plus à réclamer plus de soutien de la part de l'encadrement fédéral, trop dispersé selon elle, en cherchant à maximiser les résultats de toutes les skieuses tricolores.

Selon elle, l'équipe n'était pas loin de décrocher des podiums «étant donné qu'elle est menée par un Tony Séchaud à fond derrière ses jeunes. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant pour moi parce que je me sens très esseulée dans cette équipe», regrettait récemment Sandrine Aubert.