Les Dogues ont récupéré le mordant d'un prétendant

Antoine Maes

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Rio Mavuba,à la lutte avec Cesar Delgado.
Rio Mavuba,à la lutte avec Cesar Delgado. — B. CHIBANE / SIPA

Il y a d'abord eu les félicitations générales du coach. Dimanche, sur le coup de 23 h, Lille vient d'emporter le morceau dans les dernières secondes contre l'OL (4-3). « Tout le monde a été excellent, même ceux qui sont entrés. C'est génial, c'est le football qu'on aime », s'est réjoui Rudi Garcia.

Pas sûr que Claude Puel soit du même avis. A une minute près, l'entraîneur lyonnais n'aurait pas eu besoin, en point presse, de se mordre les lèvres pour ne pas critiquer ses joueurs. Mais il doit bien reconnaître que son équipe est tombée sur plus forte qu'elle. Sur sa bête noire, même. « On leur donne des joueurs, ils nous rendent des points », se marre Rio Mavuba. « On ne pourra pas faire ça à tous les matchs, ça n'arrive qu'une ou deux fois par an », tempère Gervinho.

Mais ces trois points-là, l'Ivoirien et ses potes sont allés les chercher. Retrouver Lille à ce niveau n'est d'ailleurs pas une surprise. Ce qui est nouveau, c'est de les voir sur une bonne série de 12 points sur 15 possibles. Les Nordistes se sont repositionnés à quatre points du podium. « C'est un championnat un peu fou. Même les équipes qu'on croit lâchées sont encore là. Dès qu'on enchaîne, on remonte vite », explique Rio Mavuba, le capitaine.

Tous les maux ne se sont pas envolés du jour au lendemain en un claquement de doigts. Il y a d'abord cette vilaine habitude de ne pas savoir plier les matchs contre des équipes réputées inférieures. Manie qu'il faudra bien perdre un jour ou l'autre, et même dès jeudi contre Saint-Etienne. « Si on ne doit jouer que des gros matchs pour gagner, ce sera délicat », convient Rio Mavuba. Et il y a aussi cette dépendance à la doublette Frau-Gervinho (14 des 22 buts du Losc à eux deux). « Le départ de Gervinho pour la CAN peut nous faire mal », met en garde le capitaine des Dogues. W