Le FC Nantes n'est pas mort, il bouge encore

David Phelippeau

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Les coéquipiers de Tenema N'Diaye ont livré hier un match sans grand relief.
Les coéquipiers de Tenema N'Diaye ont livré hier un match sans grand relief. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

On dit souvent que les absents ont toujours tort. Actuellement, ceux de la Beaujoire sont plutôt dans le vrai. Hier soir, les 8 000 fidèles présents ont assisté à une purge. Une punition pour les yeux. Un match sans relief durant lequel les Canaris n'ont jamais vraiment pris la mesure d'une pourtant très pâle équipe d'Arles-Avignon.

C'est Jean-Claude Darcheville, magnifiquement servi par David de Freitas, qui a libéré les siens à quatre minutes du terme. Avec ce succès étriqué, Jean-Marc Furlan a pu apprécier l'ampleur du chantier. Le FC Nantes actuel - qui revient à proximité (deux points) de Metz (3e) - est toujours convalescent. Et il faudra sans doute beaucoup de temps au nouvel entraîneur pour trouver l'antidote. Dès le début du match, les Nantais imposent un gros pressing aux Sudistes. Mais, l'absence de joueurs de côté gêne la fluidité de la partition d'ensemble. David de Freitas et William Vainqueur, appelés à jouer dans les couloirs en phase offensive, semblent perdus. La première grosse frayeur est même pour le portier nantais Lubos Kamenar. A la 27e minute, il est sauvé par sa transversale sur un coup franc de Dalé. Quelques minutes plus tard, Vainqueur profite des largesses de la défense sudiste pour adresser un bon centre. De Freitas envoie une reprise de volée qui frôle le poteau de Merville. En seconde période, les Canaris offrent un visage plus en adéquation avec leur classement. Les latéraux Maréval et Tall comprennent enfin qu'ils peuvent dépasser la ligne médiane en phase d'attaque... Nantes monte d'un cran et étouffe une pathétique formation arlésienne. Et Darcheville concrétise le regain nantais d'une réalisation pleine d'opportunisme. W