La SIG va chercher la bonne alchimie dans la banlieue d'Odessa

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David Simon pourraitêtre un sérieux obstacle au Khimik, qui reste sur deux défaites.
David Simon pourraitêtre un sérieux obstacle au Khimik, qui reste sur deux défaites. — G. VARELA / 20 MINUTES

« Aéroport, hôtel, salle et un changement de planète. » Jacques Monclar a gardé de grands souvenirs de son déplacement à Yuzhny, banlieue d'Odessa (Ukraine) pour affronter le Khimik avec Paris en décembre 2004. « On joue au milieu de nulle part, dans une petite salle moderne et confortable face à un club qui appartient à une usine [« khimik » signifie « chimie » en russe] », résume l'ex-entraîneur parisien, actuellement consultant pour Canal+. Une destination qui n'incite pas à la rêverie à deux pas des plages d'Odessa.

De toute façon, ce n'est pas le programme qui attend les Strasbourgeois. Face à eux, se dresse une équipe blessée par deux défaites en Eurochallenge. « Ils vont avoir à coeur de se racheter », prédit Frédéric Sarre. Le coach bas-rhinois dresse un parallèle entre son équipe et la formation ukrainienne : « Toutes deux peuvent connaître des passages à vide. » Ces sautes d'humeur n'ont pas touché la SIG en Coupe d'Europe, deux victoires contre Nicosie (76-67) et Den Bosch (90-85), mais bien plombé le Khimik Yuzhny face à ces deux mêmes adversaires (92-91 face aux Néerlandais et 104-71 contre les Chypriotes).

Pour faire plier le Khimik Yuzhny, Frédéric Sarre s'appuiera sur un David Simon déchaîné en Coupe d'Europe. Lors des deux premiers matchs, l'intérieur américain a tourné à 20 points et 12,5 rebonds par match. L'entraîneur strasbourgeois pourra aussi compter sur les deux dernières recrues de la SIG : l'arrière américain Anthony ­Roberson, convaincant face à Dijon (21 points), et Wen Mukubu. Pigiste médical d'Alain Digbeu, l'ailier d'origine congolaise devrait être qualifié pour cette rencontre et offrirait alors une alternative à Tremmel Darden. W

F. H.