Les Lyonnais rejouent le mauvais scénario de la saison dernière

Stéphane Marteau

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Gerland commence à gronder. Tenus en échec par le Stade rennais (1-1) dimanche, les joueurs de l'OL ont regagné les vestiaires sous les sifflets. Le public lyonnais n'a pas apprécié le spectacle proposé par la formation de Claude Puel et redoute une deuxième saison blanche. Lors du précédent exercice, le septuple champion de France avait perdu son titre à domicile, où il avait abandonné dix-neuf points (huit nuls et une défaite). Les partenaires de Cris sont repartis sur les mêmes bases, puisqu'après avoir remporté leurs quatre premières rencontres sur leur pelouse, ils viennent d'enchaîner une défaite et deux nuls. Comme l'an dernier, ils tournent à une moyenne de deux points par match. « C'est une situation difficile. On a l'impression de ne pas avancer. Il va falloir se réfugier dans le travail », a déclaré Hugo Lloris sur OLTV. Encore décisif face aux Bretons en fin de match, le gardien international est sorti de sa réserve habituelle pour tirer la sonnette d'alarme. « Mentalement, on est irréprochables. Mais dans le jeu, il y a des choses à rectifier. C'est surtout au niveau de l'animation offensive qu'on doit faire mieux. C'est trop insuffisant. Quand on est à l'OL, on ne peut pas s'en satisfaire. »

Dimanche, Lisandro a encore été l'arbre qui cache la forêt. L'attaquant argentin s'est démené comme un beau diable et a provoqué le coup franc qu'il a lui-même transformé. Si Lloris qualifie le mois de novembre de « catastrophique », puisque l'OL n'a remporté aucune de ses cinq rencontres, Claude Puel souligne que « toutes les équipes connaissent des difficultés dans une saison ». « Il faut toutefois essayer de les surmonter le mieux possible et ne pas lâcher. » Selon l'entraîneur, la mauvaise passe que traverse son équipe est en partie due à un manque de fraîcheur physique. « On est un peu disparates. Mais c'est normal, car des joueurs ont dû être préservés en raison de problèmes d'adducteurs. Certains manquent de rythme, d'autres sont fatigués. On va profiter de cette semaine pour remettre tout le monde à flot. »

Le président Aulas, lui, positive. « En n'étant pas très bons, nous sommes deuxièmes du championnat et qualifiés pour les 8es de finale de la Ligue des champions. Il n'y a donc rien de rédhibitoire. » Cela pourrait le devenir si l'OL venait à mal négocier ses prochaines échéances. « Il faut se fixer comme objectif de réaliser un sans-faute jusqu'à la trêve, sinon on risque de prendre du retard », préconise Hugo Lloris. W