Jean-Marc Mormeck: «Je travaille l’esquive, l'évitement…»

Propos recueillis par M. Go.

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Le boxeur français Jean-Marc Mormeck, à l'entraînement le 3 janvier 2006 à New York.
Le boxeur français Jean-Marc Mormeck, à l'entraînement le 3 janvier 2006 à New York. — T.Blackburn/REUTERS

  A moins d’un mois de son premier combat en lourds prévu le 17 décembre, à la halle Carpentier de Paris, Jean-Marc Mormeck est en pleine préparation. Jour après jour, il se remet petit à petit d’une blessure au biceps tout en continuant à entretenir sa condition physique.  Cette semaine, il évoque pour 20minutes.fr les liens particuliers qu’il entretient avec ses entraîneurs…


>> Pour relire l’épisode précédent


 

«Mon entraînement se divise toujours en deux temps. Le matin, je retrouve mon préparateur physique, Fred Roualen  qui ne s’occupe que de ma condition physique. Footing et fractionné pour travailler l’explosivité… Il fait en sorte que j’ai de la caisse, du foncier. Il me programme aussi de la musculation spécifique pour développer ma force et ma puissance.

 

Dans l’après-midi, je mets les gants avec mon entraîneur, Eric Colette. Sac, mise de gants pendant 2 heures, parfois 3 heures… C’est une longue histoire entre Eric et moi. Ca remonte au début des années 90. A l’époque, il entraînait des boxeurs comme Kamel Djemel (champion de France, d’Europe et du monde de boxe thaï…). Je l’ai rencontré dans un club de boxe pieds-poings à Rosny où je suis allé faire quelques séances.  J’ai tout de suite aimé sa façon d’être. Il dégage beaucoup de calme et de sérénité. Quand j’ai su qu’il s’était mis un peu à la boxe anglaise, je me suis rapproché de lui.

 

Notre collaboration se passe à merveille. J’aime la méthode. Plutôt que de me faire encaisser, il me fait beaucoup bosser la vivacité, l’évitement et l’esquive. Et puis j’apprécie beaucoup le bonhomme. J’ai connu des vrais entraîneurs de boxe anglaise comme  Richie Giachetti qui s’était occupé de Mike Tyson. Ceux-là, tu les prends beaucoup plus pour la carte de visite, ils n’ont plus rien à prouver. Avec Eric, c’est différent. On parle beaucoup, on échange, on se fait profiter de nos expériences…»