Gravelines, terreur perfectible

Antoine Maes

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On peut réaliser un excellent début de saison et rester prudent. Ce soir, Gravelines attaque l'Eurochallenge, la moins relevée des trois compétitions européennes, en recevant les Monténégrins de Podgorica. Trois jours après avoir fait tomber le leader choletais (79-75), le Sportica en redemande. « C'était bien de se mesurer à une équipe en pleine confiance. Mais en basket, tout peut aller très vite, dans un sens comme dans l'autre », prévient Christian Monschau, le coach. Car à Gravelines, on sait où on met les pieds. Depuis le départ de Chris Sumpter, l'effectif est un peu juste en nombre. Ennuyeux, au moment d'enchaîner des matchs tous les trois jours jusqu'à la mi-janvier. « Peut-être que physiquement, on aura besoin de quelqu'un. Mais si on doit prendre un joueur, on aimerait qu'il ne perturbe pas l'équipe, et qu'il apporte quelque chose qu'on n'a pas », prévient Monschau.

C'est la grande force des Maritimes, et ça n'a pas toujours été le cas dans un passé récent. « On s'entend bien, on joue pour nous, on aime jouer ensemble, c'est une grande force », sourit l'ailier Nick Pope, qui sait aussi que parfois, lui et ses coéquipiers se laissent aussi un peu bercer par l'euphorie du succès. Contre Cholet, les Gravelinois, qui ont compté jusqu'à 15 points d'avance, ont ainsi failli se faire coiffer au poteau. « J'ai eu peur que la fierté tourne à l'autosatisfaction. Mais toutes les équipes succombent à ce genre de phénomène », dédramatise Christian Monschau. Surtout quand on vient d'aligner cinq victoires de rang. W