Au FCN, les mots n'atténuent pas les maux

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A Nantes, les réunions s'enchaînent, les mauvais résultats aussi.

Toutes les semaines, l'entraîneur Gernot Rohr semble avoir trouvé les causes de la maladie, mais pas l'antidote. Dimanche après-midi, à Concarneau (3-0), en Coupe de France, l'élimination piteuse a démontré que le mal était très profond. Plus encore qu'on ne pouvait l'imaginer. Hier, une thérapie de groupe a été entreprise. « Nous nous sommes réunis ce matin [hier), a expliqué Rohr. J'ai l'impression qu'ils ont conscience de la situation. Ils savent que c'est à nous de nous en sortir, sans attendre l'aide de personne. » Des mots, toujours des maux. Au lendemain des matchs contre Laval (0-0) et Le Havre (4-0), en championnat, le groupe s'était déjà expliqué. A écouter Rohr à l'époque, la leçon était retenue...

Quelques jours plus tard, après la claque reçue à Guingamp (0-2), à la Beaujoire, c'est le président Kita en personne qui renfermait ses joueurs dans le vestiaire pour faire part de son mécontentement. « Je ne pouvais pas laisser passer cela, a-t-il déclaré, hier, à Ouest-France. J'ai poussé un coup de gueule ! » Sans doute pas assez fort au regard du manque d'envie et d'engagement de certains contre les Concarnois, dimanche. Dans le jeu, le FC Nantes peine depuis un mois. La ligne directrice, s'il y e a une, est confuse. Monsef Zerka nous a affirmé, hier, que le message de l'entraîneur passait parfaitement et qu'il fallait leur laisser du temps. En attendant, le président Kita, lui, est un homme pressé... W

D. P.