France-Eire: Trapattoni y croit

FOOTBALL La méthode Coué n'a pas de secret pour le sélectionneur de l'Eire...

Matthieu Payen

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 Giovanni Trapattoni, le sélectionneur italien de l'Eire, le 5 juin 2009
 Giovanni Trapattoni, le sélectionneur italien de l'Eire, le 5 juin 2009 — REUTERS/Oleg Popov

«Il ne faut jamais dire jamais». Fini l’époque des grosses colères. Fini aussi le temps des polémiques sur l’irrévérence des joueurs français. A la veille d’un France-Eire qui a déjà un goût de soufre, Giovanni Trapattoni, l’entraîneur de l’Eire, n’a plus qu’un seul message à la bouche: «Nous pouvons le faire».
 
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Evidemment, ce discours tout simple pourrait paraître illusoire, voire naïf, dans la bouche d’un jeune entraîneur. Surtout face à cette statistique imparable: aucune équipe ne s’est qualifiée en Coupe du monde après avoir perdu le match aller à domicile. Mais Trapattoni sait qu’il a le poids de trente-cinq ans de carrière d’entraîneur derrière lui.
 
On ne change pas une équipe qui aurait pu gagner
 
Une expérience qu’il brandit tel un talisman: «Je suis confiant parce qu’au football, chaque match est différent. J’ai passé tant de dimanche et de mercredi soir à voir ces changements en championnats allemand et italien ou en Ligue des champions.» Ou encore en s’adressant aux journalistes qui s'interrogent sur les capacités irlandaises: «Vous êtes jeunes, mais moi je sais que la plupart des matchs décisifs se jouent avec un but d’écart. Regardez les statistiques.»
 
S’il a déjà convaincu ses joueurs - son capitaine Robbie Keane, assis à ses côtés, n’oublie jamais de ponctuer ses phrases de «I believe» -, Trapattoni souhaite aussi persuader son auditoire. Et il livre un gage de confiance en son équipe. «J’ai visionné hier le match de samedi. Je suis convaincu qu’un match nul aurait été plus juste. Nous avons fait un bon match. D’ailleurs, je pense qu’ils méritent tous de rejouer demain [mercredi]. J’alignerai la même équipe.» Coup de bluff? Peut-être, mais si c’est Trapattoni qui le dit.